Les Aigles de l'Empire tome 1 l'Aigle de la légion (Simon Scarrow)

Germanie, 42 après J.-C.
Rude, brutale et impitoyable : c’est la vie que découvre Cato, recrue de fraîche date de la deuxième légion romaine. Et malgré ses relations en haut lieu, il aurait bien besoin d’un allié parmi ses camarades – car il a été promu au-dessus de ses pairs sur ordre de l’Empereur, ce qui lui vaut l’inimitié de ses compagnons d’armes. Or il gagne vite le respect de son centurion, Macro, un soldat aguerri, aussi fruste que Cato est vif d’esprit et cultivé. Tout les sépare, pourtant ils comprennent bientôt qu’ils ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre.
Pour ces deux hommes, la campagne de Bretagne – une terre où règne alors une extrême barbarie – marque le début d’une amitié durable. Mais tandis qu’ils entreprennent une dangereuse mission pour déjouer un complot contre l’Empereur, ils se retrouvent entraînés dans une lutte désespérée pour leur survie...


 

Un livre que j'ai lu sans voir passer le temps
J'ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, qui nous plonge au coeur de la vie d'une légion romaine. On en apprend beaucoup sur son fonctionnement et l'entraînement des légionnaires (via notamment Cato, le nouveau venu dans l'armée), qui, s'il peut paraître insensé, montre tout son intérêt une fois la bataille engagée (et là on comprend à quel point il est important que les légionnaires sachent exécuter une manoeuvre au millimètre près, tout comme on ne tarde pas à comprendre l'intérêt d'ériger chaque soir un camp fortifié). Et la plume de l'auteur fait que ça ne paraît jamais ennuyeux, bien au contraire (ah, si l'Histoire était enseignée avec une telle passion...) !
Et puis bien sûr, il y a les intrigues politiques, en particulier celle à laquelle doivent faire face Macro et Cato (qui n'avaient rien demandé à personne, et surtout pas de se retrouver dans une situation aussi délicate), une intrigue dans laquelle ils ne sont que des pions et qui va renforcer leur improbable amitié. Il faut bien dire que le pauvre Cato est parti - à son corps défendant - du mauvais pied : contraint de servir dans l'armée pour être affranchi (cela dit, avec les 25 ans de service militaire, on se demande s'il est gagnant...), alors qu'il n'est pas du tout fait pour cette vie, nommé optio sans avoir fait ses preuves (ce qui déplaît fortement à ses compagnons plus aguerris, en particulier Macro, devenu centurion à la seule force de ses bras), il se retrouve jeté dans la fosse aux lions et peine à s'intégrer. Même Macro lui bat froid au début, mais peu à peu, respect et amitié naissent entre les deux hommes, qui se serrent les coudes lorsque la situation dérape et les met en danger de mort.
Seul petit bémol dans ce livre (mais est-ce dû à l'auteur ou au traducteur ?), j'ai trouvé que certaines expressions étaient beaucoup trop XXIe siècle pour l'époque. Il est tout à fait logique et appréciable que les dialogues ne soient pas avec le phrasé d'origine (je défie quiconque de lire un roman se déroulant au Moyen Age dans le français de l'époque...), mais parfois, cela va très loin. Et on ne serre pas non plus les cuisses pour faire avancer un cheval, mais les mollets. Erreur fréquemment rencontrée dans les livres et qui fait tiquer tous les cavaliers...
Dans tous les cas, je vais enchaîner sur le tome 2, car j'ai hâte de retrouver nos deux héros !
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