La nuit du porte-lumière (Peter Tremayne)

Irlande, 671. Alors que les préparatifs de la fête païenne de Samhain vont bon train, frère Eadulf découvre, au milieu du bois assemblé pour le bûcher, le cadavre d'un homme, exécuté selon l'ancien rituel de la " triple mort " : la gorge tranchée, le crâne fracassé et poignardé en plein cœur.
Quand apparaît Brancheó, femme étrange couverte d'un manteau de plumes noires qui prophétise le retour des anciens dieux et leur vengeance contre ceux qui les ont oubliés, elle attire rapidement les soupçons. Mais, dans leur recherche du meurtrier, soeur Fidelma et Eadulf vont comprendre qu'une ombre plus malfaisante encore menace la forteresse. Car leur enquête se révélera liée à la disparition d'un livre volé aux archives secrètes du pape, qui pourrait détruire la nouvelle foi chrétienne dans les cinq royaumes...

 

Un tome dont je sors mitigée... Alors oui, l'enquête est intéressante, mais elle est noyée sous trop de théologie et de termes irlandais pas toujours expliqués, comme si l'auteur voulait à la fois étaler son érudition et partir en guerre théologique. Pour ma part, j'ai été agacée par beaucoup de choses :  l'intolérance des chrétiens (Fidelma et Eadulf compris ; en dépit de tout, ils sont confits par leur appartenance à la religion chrétienne et rejettent un peu trop allègrement les anciennes croyances), le côté cassant et je-sais-tout de Fidelma (je me demande parfois si elle un a quelconque respect pour Eadulf, qu'elle traite quand même souvent comme s'il était benêt). Plutôt que d'interminables débats théologiques, je préférerais voir développer les personnages. Colgu, par exemple, passe complètement au deuxième plan (voire au troisième...), alors que dans ce tome, il y avait de quoi développer le personnage. Bref, j'espère que l'auteur va cesser sa croisade, et qu'on va revenir à des enquêtes où la religion est totalement ou quasiment absente, et surtout, surtout, sans débats théologiques !

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