Ange d'Apocalypse : l'intégrale (Stéphane Soutoul)

Cette édition exclusive contient toute la saga de Stéphane Soutoul :
1 - Le tourment des aurores
2 - Le frisson des aurores
3 - La discorde des aurores
4 - La guerre des aurores
5 - La caresse des aurores

+ le spin off : La mort qui rôde
+ le spin off : Le baiser défendu

Suite à une malédiction lancée par un sorcier, l'âme de Sydia, un des quatre cavaliers de l'Apocalypse, est piégée le jour dans le corps de Samantha, une jeune lycéenne. L'immortelle doit à la fois gérer les problèmes sentimentaux de son hôte humain et éviter une guerre entre des factions rivales de sorciers.

 

Une fresque propre à apaiser une fringale de lecture

 

Je l’avoue, j’ai lu l’intégrale sans interruption. En même temps, difficile de s’arrêter à la fin d’un tome, car si des questions sont résolues, d’autres restent en suspens, et puisque j’avais le tome suivant sous la main… L’avantage, c’est que je me suis complètement immergée dans la saga, avec ses personnages hauts en couleur et son départ des plus originaux.

Car ici, les héroïnes ne sont rien moins que les Cavaliers de l’Apocalypse. Si, si, vous avez bien lu ! Les Cavaliers de l’Apocalypse sont des femmes : Famine (la narratrice), Guerre, Pestilence et Mort, qui se sont rebellées et ont décidé de cesser de tuer.

Ce qui, ceci dit, n’est pas sans poser quelques soucis au quotidien…

De plus, Famine, notre narratrice, a quelques problèmes d’ordre personnel : maudite par un sorcier qu’elle a repoussé, elle se retrouve dans le corps d’une adolescente (Sam) le jour et dans celui de Famine (Syldia) la nuit. Mais qu’elle soit lycéenne ou immortelle, elle a à cœur de prendre soin des autres, ce qui l’amènera entre autres à rencontrer Nathan, un lycéen de son âge qui va tout de suite l’attirer… tandis que Syldia, elle, serait plutôt attirée par Desmond Lenferdort (j’aime beaucoup de nom), un sorcier. Manque de chance, vu qu’elle n’a aucune envie d’avoir affaire à un sorcier depuis sa malédiction…

L’une des choses que j’ai le plus aimées dans cette histoire, en plus de l’intrigue tordue à souhait (un conseil : ne tenez jamais rien pour acquis dans un livre de Stéphane Soutoul. Jamais), c’est le fait que, même si la narration se fait du point de vue de Syldia/Sam, les personnages dits secondaires ne le sont en fait pas du tout. Plutôt que l’histoire d’une seule âme (je n’ose dire « personne », vu que Syldia est aussi Sam…), on suit celle de nombreux protagonistes, ainsi que leur évolution au fur et à mesure que la situation change à Toronto. On les voit se questionner, changer, et même se déchirer à un moment où ils devraient s’unir, et plus d’une fois, on se demande comment nos héros vont pouvoir se sortir du pétrin dans lequel ils se trouvent.

Nous avons donc des protagonistes à la psychologie fouillée, qui ne sont pas parfaits, font des erreurs, les rachètent (ou pas), mais qui en tout cas ne laissent pas indifférents. À ce sujet, un grand grand merci à l’auteur pour le spin off final, vraiment indispensable.  Et bravo aussi à lui pour avoir abordé les thèmes de l'homosexualité et de la bisexualité.

Et enfin, connaissant l’auteur, je ne pense pas m’avancer beaucoup en affirmant qu’aucun cochon d’Inde n’a été maltraité durant la rédaction de cette saga, à part peut-être par une overdose de câlins, papouilles et légumes frais.

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