Les amants de la mer de Chine (Eve Terrellon)

Shanghai, 1861

Dans une Chine ravagée par les guerres de l’Opium, Jonathan se retrouve livré à lui-même lorsque sa mère disparaît sans laisser de traces. Confié aux bons soins d’un orphelinat tenu par un couple de britanniques, c’est là qu’il fait la rencontre qui bouleversa sa vie.

À peine plus âgé que lui, Bao est le fils du joaillier le plus réputé de Shanghai. Celui-ci tombe immédiatement sous le charme des longs cheveux blonds et de la discrétion du jeune orphelin. Les années passant, cette amitié d’enfant se transforme en une passion d’une toute autre nature que rien ne démentira.

Mais en dépit de la bénédiction d’un mystérieux dieu et de ses guerriers dragons qui semblent veiller sur eux, secrets, tragédies et duperies n’auront de cesse de séparer les deux amants. Des palais de Shanghai jusqu’aux confins les plus reculés de la jungle chinoise, Bao et Jonathan devront apprendre à ne compter que sur eux-mêmes pour percer le secret de Qinqiè Aiqing. Et, pourquoi pas, enfin découvrir cette terre promise à ceux dont la société réprouve les amours ?

 

Que dire, sinon que je n'ai pas pu lâcher le livre une fois commencé, ou alors seulement contrainte et forcée ? Passionnée par la Chine depuis que j'ai ouvert "Impératrice de Chine" de Pearl Buck il y a fort longtemps, je ne pouvais bien évidemment pas laissé passer une romance gay se déroulant dans ce pays, et qui plus est à l'époque de Cixi (ou Tseu Hi), la dernière impératrice de Chine.
Et le moins qu'on puisse dire, est que je n'ai pas été déçue une seule seconde. J'ai maudit l'auteur pour tout ce qu'elle inflige à nos amoureux, et plus d'une fois, je me suis demandée si vraiment il y aurait une happy end, parce que ce n'était juste pas possible, au milieu de tant d'intrigues, de mensonges et de trahisons !! Bao et Jonathan traversent une telle quantité d'épreuves que mon paquet de mouchoirs n'y a pas survécu. Je les ai beaucoup aimés, tous les deux. Certes, ils font des erreurs, mais ils le font à chaque fois pour tenter de protéger l'autre. Malheureusement, les résultats ne sont pas ceux escomptés, et c'est là que les Kleenex sont entrés en action...
Mais j'ai aussi eu des étoiles dans les yeux devant la pureté de l'amour qui lie Bao et Jonathan, la patience du premier, plus âgé, pour attendre le second. Comme Bao, j'aurais eu envie de protéger Jonathan de tout, en particulier de ce mystérieux passé qui lui a arraché ses parents, mais aussi du monde extérieur, pas forcément tendre envers un rêveur tel que lui. Alors oui, on pourrait dire que parfois Jonathan se montre buté et capricieux, mais d'un autre côté, il est si peu sûr de lui qu'il est facilement blessé, et ses ennemis ne vont pas manquer d'exploiter son manque d'assurance, dans tous les domaines, à commencer par la différence de statut entre Bao et lui.
En conclusion, une histoire magnifique, mêlant poésie, passion, tourments, aventures et un zeste de magie. Un véritable plaisir de lecture !

 

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