l'Humiliateur (Hugh Questorius)

Lorsque David, un soumis masochiste, voit l’annonce de L’Humiliateur dans un magazine BDSM, il est aussitôt accroché. L’annonce est brève, brutale même, mais en quelques mots, le dominateur s'est présenté comme un maître sadique qui sait ce qu’il veut et le prend, et son esclave a intérêt à lui donner tout ce qu'il exige, sinon… David rédige donc un message en forme d’éloge qu’il adresse à H, puis l’envoie à sa boîte postale. Quelques longues semaines plus tard, David reçoit un questionnaire de plusieurs pages de la part de H. S'il le remplit, l’Humiliateur connaîtra tout de lui, absolument tout. Et H ne se donnera pas la peine d’aller plus loin s’il n'a pas la réponse en main dans le très bref délai prescrit. David y travaille jour et nuit, pour être sûr de finir à temps et d’être accepté par ce Dom qui lui semble déjà exceptionnel. Après quelques semaines supplémentaires d'attente impatiente, il reçoit un nouveau colis, mais cette fois, c’est le début d’une incroyable aventure qui durera plusieurs années. Avertissement : Ceci est un roman BDSM hard qui comporte plusieurs scènes d’uro et de scato.

 

Alors, quel est mon avis à présent que je l'ai fini ?

Le relirai-je ? Non, sans aucun doute. Je savais qu'il dépassait mes limites avant de le commencer (uro et scato), donc je vais pas venir pleurnicher sur le sujet, mais il les dépasse vraiment TROP.

Ai-je détesté ? Non, je mentirai en le disant. Il y a quelque chose de fascinant dans cette histoire, malgré son côté malsain. L'Humiliateur ne donne à ses esclaves que ce qu'ils veulent (voir les trois lettres au début, où chaque fois le comportement de l'homme est différent et correspond à ce qu'attend celui qui est en face de lui). D'autre part, David est parfaitement consentant ; il le dit lui-même plusieurs fois (puisque l'histoire est raconté de son point de vue) ; quoi que lui fasse subir l'Humiliateur, même les choses les moins ragoûtantes imaginables, il le fait.

Ai-je aimé ? Et bien... Non !! Tout est trop clinique, répétitif, en fait. A part un chapitre intéressant sur la dynamique maître-esclave (et je dis bien "esclave", pas soumis, car il y a une sacrée différence), il ne s'agit que de descriptions de sévices divers et pas toujours variés. De plus, j'ai été frustrée de ne jamais avoir le point de vue de l'Humiliateur, j'ai eu l'impression qu'il me manquait un bout de l'histoire, et du coup, j'ai trouvé la fin complètement tirée par les cheveux.

Donc voilà, une impression très mitigée, et pas, comme je le craignais, à cause des scènes d'uro et de scato, mais en raison de ce côté trop descriptif et pas assez approfondi sur le plan des motivations dans les scènes D/s.