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15 juillet 2019

Enquête à Laurel Heights tome 2 (Lisa Worrall)

Enquête à Laurel Heights tome 2 (Lisa Worrall)

Will et Scott sont maintenant sortis du placard et fier de l'être. Ils vivent ensemble dans la petite maison de Scott. Donc, tout est parfait, non ?

Faux. . . Scott a un nouveau partenaire, un nouveau partenaire masculin, et Will n'est pas content du tout. Un tueur en série sadique est apparu, torturant sur son chemin les membres de la communauté gay, mais Will et Scott n'ont aucune piste. Et l'un des résidents de Laurel Heights a été arrêté pour meurtre.

 

La fin du tome 1 avait laissé les lecteurs sur une note d'inquiétude glaçante, et ça se confirme dans le tome 2, où Scott et Will, à présent officiellement en couple, se retrouvent face à deux enquêtes : les meurtres horribles dont est victime la communauté gay, et le retour de l'enfer dans la vie de Todd. En plus de voir gérer tout ça (et une Julie très enceinte qui n'a pas l'intention de leur passer quoi que ce soit, au point que même Hall, l'effrayant capitaine, se tait devant elle... Bon sang, ce que j'apprécie cette fille !!), il y a le nouveau partenaire de Scott, que Will meurt d'envie d'étrangler.

En résumé, un tome plus court mais à mon sens mieux construit que le précédent, avec des enquêtes elles aussi mieux élaborées, en dépit d'un bémol : après ce que Todd a subi, comment est-il possible que Marcus ne se pose pas de questions...? J'avais déjà eu du mal à comprendre qu'il ne se pose pas plus de questions que ça dans le tome 1, mais là, c'est carrément incohérent, tout comme j'ai trouvé plutôt étrange qu'il continue à le laisser seul après le calvaire qu'il a vécu.

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14 juillet 2019

Défis des lecteurs : feuilleton de l'été 2019 : les de Chânais à Venise saison 2, épisode 2

Feuilleton de l'été 2019 : les de Chânais à Venise saison 2, épisode 2

 Défis des lecteurs : les de Chânais à Venise, saison 2 épisode 2

 

Deux photos ont été tirées au sort.

La photo de Fanny Ceotto, qui a envoyé Damon Salvieri[1] torse nu et en train de remonter ses lunettes de soleil.

La photo de Sylvie Jaffredo, qui représente le café Florian, le plus ancien café de la Place San Marco.

 

— Petit-déjeuner au Florian, lança Duncan par le biais du lien de la meute.

— On n’a pas déjà pris un petit-déjeuner, Alpha vénéré ? fit remarquer Faolan.

— Depuis quand ça te dérange, de prendre deux petits-déjeuners ? Ou alors peut-être que tu es en train de sous-entendre que je suis sénile et que je ne me souviens plus de ce que j’ai fait ?

— Je n’oserais pas !

La panique dans le ton de Faolan n’était pas feinte. Personne ne pouvait présumer des intentions de Duncan. Peut-être plaisantait-il, mais peut-être aussi était-il sérieux, et dans ce cas…

— Bien, puisque Faolan de Chânais n’est pas contre l’idée de prendre deux petits-déjeuners, tout le monde en bas et direction le Florian.

Blodwyn acheva d’enfiler son tee-shirt et se tourna vers son compagnon toujours allongé nu dans leur lit.

— Mon loup, à ta place, je ferais profil bas, aujourd’hui, commenta-t-elle, un sourire railleur aux lèvres.

Son compagnon se leva, l’air abattu, et attrapa le jean qu’il avait laissé tomber au sol la veille.

— Pourquoi toujours moi… ? soupira-t-il, une expression de martyr peinte sur son beau visage.

 

Quelques minutes plus tard, l’intégralité de la meute investissait Le Florian. Le célèbre café n’avait guère changé depuis son inauguration, le 29 décembre 1720, inauguration à laquelle la meute de l’époque avait assisté, et qui, à chaque visite à Venise, servait de prétexte à Aymeric pour retourner le fer dans la plaie d’Elwyn. Né en 1729, le loup-garou ne se remettait pas d’avoir manqué ce moment extraordinaire.

Puisqu’on était en été et que de toute façon les six salons étaient trop petits pour accueillir l’intégralité du groupe dans un seul d’entre eux, ils s’installèrent à l’extérieur. L’orchestre de chambre présent durant la belle saison n’était pas encore arrivé, mais ils auraient tout le temps de revenir l’écouter, de préférence le soir, qui était le moment le plus agréable pour profiter à la fois de la musique et des chocolats chauds à l’ancienne du célèbre café. Un plaisir dont la meute ne se privait pas – il était même arrivé à Duncan d’ouvrir un portail juste le temps pour les loups-garous de s’offrir une tasse de la divine boisson[2]

Il en était tous à leur deuxième chocolat lorsqu’une brusque effervescence parut saisir l’ensemble des serveurs. Un simple regard suffit aux de Chânais pour comprendre : Fabrizio Danieli arrivait en compagnie de deux de ses lieutenants, et il allait bien sûr être accueilli pour ce qu’il était.

Le roi de Venise.

Aymeric se décala pour faire une place aux côtés de Duncan à l’arrivant, qui les salua d’un sourire, avant de tendre son portable au Seigneur des de Chânais.

— Tu le reconnais ? s’amusa-t-il tout en prenant place sur une chaise kidnappée à une table voisine.

Le loup-garou haussa un sourcil en découvrant la photo qui apparaissait à l’écran. Sur un fond de paysage montrant la berge d’une rivière, on y voyait le haut du corps d’un homme aux cheveux noirs visiblement torse nu, en train de remonter avec nonchalance des lunettes de soleil noires sur son nez, ce qui mettait en évidence les muscles de ses bras. À l’origine face à la rivière, il s’était à demi tourné, sans doute pour répondre à l’appel du photographe.  

— Tu crois qu’il portait quelque chose ? ironisa Duncan.

— Étant donné que c’est Nikolaï qui a envoyé la photo, j’ai un doute, ricana Fabrizio.

— Damon Salvieri en couple avec un homme… enchaîna le loup-garou, hilare. Attends que je le voie !

— Son chéri et lui doivent venir pour le Redentore, l’informa obligeamment le mafieux.

Un sourire réjoui éclaira les traits de Duncan…

 

À suivre…



[1] Voir Mon enfer dans tes yeux (Ayleen Night)

[2] Et non, l’auteur n’exagère pas : boire un chocolat du Florian, c’est toucher du doigt le paradis… (par contre, l’addition, elle, est salée ; le Florian, ça se paye… Mais bon… Il faut tester au moins une fois !!).

13 juillet 2019

Défis des lecteurs : feuilleton de l'été 2019 : les tribulations de Maître Renard épisode 1

Défis des lecteurs : feuilleton de l'été 2019 : les tribulations de Maître Renard épisode 1

Défis des lecteurs : les tribulations de Maître Renard épisode 1

 

Cinq photos ont été tirées au sort.

Trois représentant des renards roux : celle d’Aileas Graig avec un renard qui se lèche les babines, celle de Christine Chetboun avec un renard couché qui se cache le nez dans la queue et celle de Véronique Galluffo Magara, avec un renard dans la neige.

Deux représentant une forêt : celle de Sylvie Jaffredo, montrant un sous-bois éclairé par un soleil hivernal et celle de Carole Bidon, représentant l’orée d’un bois avec un ruisseau qui coule au pied d’un arbre et des plaques de neige recouvrant le sol.

 

Le renard hésita avant de sortir de la forêt. Sous l’épaisse futaie, il était à l’abri, mais une fois dehors, ils pourraient le retrouver plus facilement, et alors là…

Pour tout dire, il ne donnait pas cher de sa peau.

Il n’avait rien fait de bien méchant, pourtant. Juste une ou deux petites plaisanteries de rien du tout. Malheureusement, les autres en face n’étaient apparemment pas du même avis… Ce n’était tout de même pas de sa faute s’ils n’avaient pas le sens de l’humour, non ?

L’animal jeta un regard de regret derrière lui. Certes, le sous-bois était sombre et difficilement traversé par le soleil hivernal. Il était aussi froid et humide, mais sous sa forme de renard, il avait une belle et épaisse fourrure rousse, avec un ventre et un poitrail d’un blanc immaculé. Edrik avait toujours pensé qu’il était un très beau renard, aux yeux d’or absolument irrésistibles. Hélas, ceux qui le pourchassaient ne semblaient pas du même avis. Il avait vaguement entendu les mots « écorcher vif », « empailler », ce qui l’avait convaincu de fuir à toutes jambes.

Cela faisait des semaines à présent qu’il cavalait ainsi, passant de forêt en forêt sans jamais s’attarder nulle part afin de ne pas laisser de traces. Il ne craignait pas les vrais renards ; plus grand qu’eux, il leur inspirait le respect, et ils lui cherchaient d’autant moins de noises qu’Edrik ne restait pas longtemps sur leur territoire. Quelques heures, parfois une nuit, mais c’était tout.

Il avait beau être un métamorphe vulpin, il n’appréciait pas pour autant de vivre complètement dans les bois, surtout lorsque l’hiver était encore là, et que des plaques de neige encadraient le ruisseau dans lequel il avait prévu de se désaltérer.

J’ai horreur d’avoir les pattes mouillées. J’ai horreur d’être obligé de rester dans la neige et le froid. Je veux une douche chaude, non, un bon bain chaud, un canapé confortable, un plaid et un bon feu de cheminée.

Hélas, Edrik savait qu’il n’aurait rien de tout ça. Cette nuit encore, il devrait se trouver une tanière quelque part dans la forêt, cacher son nez sous sa queue touffue pour ne pas qu’il gèle, et espérer que la température ne descendrait pas trop bas. Il lui faudrait sans doute aussi chasser pour se nourrir, et si céder à ses instincts animaux de temps en temps ne le gênait pas, en ce moment précis, il rêvait d’un repas chaud, servi dans une assiette et mangé avec des couverts.

Pourquoi est-ce qu’il n’y a plus de maison dans les bois, de nos jours ? Juste une toute petite cabane… Ce serait bien, une cabane. Avec un vrai lit. Ce serait bien aussi, un vrai lit. Si encore on était au printemps ou en été… Je pourrais trouver un coin sec pour dormir, mais ce foutu hiver n’en finit pas…

Morose, Edrik décida de prendre le risque de profiter des derniers rayons du soleil. Il s’aventura avec précaution dans la neige qui recouvrait le champ bordant la forêt. Sur le qui-vive, il regardait autour de lui, détaillant les environs et humant l’air alentour pour en trier les moindres odeurs.

Et soudain, l’une d’elles titilla ses narines sensibles. Une délicieuse odeur de nourriture humaine. Tellement délicieuse qu’il ne put s’empêcher de sortir sa langue rose pour se lécher les babines avec délectation.

Oh et puis merde, j’y vais. J’en ai marre, du menu souris et campagnols !

Une fois de plus, son insouciance naturelle avait repris le dessus. Il trotta en direction de l’odeur alléchante et miracle parmi les miracles, il se retrouva face à une maison isolée à proximité de la forêt.

Une maison isolée et plongée dans le noir…

Le renard n’hésita pas un instant. En quelques bonds, il traversa l’étendue neigeuse, vérifia que les lieux étaient bien vides de tout occupant, puis reprit sa forme humaine. Par chance, la magie qui faisait de lui un métamorphe lui permettait d’apparaître couvert des vêtements qu’il portait au moment de sa métamorphose, et même si ces derniers étaient plutôt légers pour la saison – un jean, une chemise, un pull et des baskets –, c’était mieux que d’être tout nu dans la neige.

Edrik fit le tour de la maison, puis, une fois tout à fait certain qu’il n’y avait personne, entreprit de crocheter la porte d’entrée. Il ne lui fallut que quelques instants pour arriver à ses fins, et pour la première fois depuis des semaines, il se retrouva à l’abri de la morsure du froid. Soupirant d’aise, mais aussi conscient qu’il ne pourrait pas s’attarder, il se dirigea aussitôt vers la cuisine, dans le but bien arrêté de s’octroyer un repas digne de ce nom. Peu importait ce que c’était, du moment que c’était chaud et nourrissant.

Perdu dans ses rêveries de festin, il baissa sa garde, si bien qu’il n’entendit pas la porte s’ouvrir derrière lui.

Mais contre, il perçut nettement la voix sèche et peu amène qui retentit dans son dos :

— Qui es-tu, et qu’est-ce que tu fiches chez moi ?

 

À suivre…

 

 

Défi du samedi 6 juillet 2019

12 juillet 2019

Enquête à Laurel Heights tome 1 (Lisa Worrall)

Enquête à Laurel Heights tome 1 (Lisa Worrall)

Les inspecteurs Scott Turner et Will Harrison sont envoyés en mission d'infiltration après un apparent meurtre/suicide à Laurel Heights, une communauté exclusive gay.
Les deux agents encore dans le placard pourront-ils cacher leur attirance l'un pour l'autre alors que chacun croit que son partenaire est hétéro ?
Et y a-t-il un tueur parmi eux qui attend de réclamer sa prochaine victime ?

 

Un couple attachant, aux relations torrides... une fois que que leur gaydar s'est enfin mis en marche. L'idée de départ est plutôt drôle : des gays feignant d'être hétéros, qui se retrouvent sous couverture, où tout le monde dans le service (sauf leur deux partenaires, deux femmes absolument géniales) pense qu'ils sont des hétéros devant feindre d'être gay... C'est bon, tout le monde a suivi ?

Alors, bien sûr, la situation peut d'autant moins durer que Scott est attiré par Will depuis la première fois qu'il l'a vu... On a donc bon nombre de situations équivoques, de surnoms parfois hilarants, de co-équipières qui se demandent qui elles vont prendre pour taper sur qui, et de scènes demandant l'usage immédiat d'un congélateur.

L'enquête elle-même n'est pas mal en dépit de quelques invraisemblances (peut-on vraiment être naïf au point de croire aux explications de Todd ??). L'existence d'une communauté comme Laurel Heights n'a rien d'étonnant, par contre ; après tout, l'histoire se passe aux USA, et des communautés hyper protégées de ce genre, il y en a un paquet... Après, on est loin d'une histoire bien construite comme "Just For You" (qui est et restera toujours ma référence en matière de couples de flics), mais c'est suffisamment prenant pour ne pas avoir envie de s'arrêter, et la fin, glaçante, donne envie de se jeter sur le tome 2.

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11 juillet 2019

Service presse de NetGalley : deux femmes dans la tourmente (Teresa Messineo)

Deux femmes dans la tourmente (Teresa Messineo)

Dans le brasier de la Seconde Guerre mondiale, deux amies infirmières, deux destins, une vocation : soulager, soigner. Après des années de recherches historiques minutieuses, Teresa Messineo signe un premier roman passionnant, poignant de réalisme, et un formidable hommage à toutes ces héroïnes de l’ombre.

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d’infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l’aventure, les deux jeunes femmes s'engagent aux côtés des Alliés. C'est là que leurs chemins se séparent. Jo est envoyée sur le front de l’Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu’elle entend protéger jusqu’au bout. Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l’attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille. Dans l’horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s’accroche à sa vocation, mais aussi à l’amour et à l’amitié, pour trouver le courage de supporter l’insupportable. L’espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?

 

Un livre profondément bouleversant

J'en ai versé, des larmes, en lisant ce livre... C'est l'un des plus durs que j'ai pu lire sur la Deuxième Guerre Mondiale. On suit les conflits sur deux fronts : en Europe avec Jo, dans le Pacifique avec Kay, et d'un côté comme de l'autre, on plonge dans la misère, la peur, la faim, le froid ou la chaleur infernale. Et pourtant, en dépit des conditions inhumaines dans lesquelles elles survivent, ces deux femmes ne vont jamais abandonner leur vocation première : soigner, soulager, protéger, qu'il s'agisse des soldats de leur armée ou des soldats ennemis (la scène entre Jo et le soldat allemand a été pour moi l'une des plus bouleversantes du livre), au détriment d'elle-mêmes, de leur santé, de leur intégrité mentale.

Et en ce sens, ces femmes ont montré tout autant de courage sinon plus que les soldats sur le front. Hélas, leur rôle si important a été minimisé, voire carrément oublié, et il est temps que des livres comme celui-ci rendent hommage à leur dévouement. L'auteur a parfaitement su décrire l'enfer du front et celui des camps de prisonniers japonais, ainsi que le stress terrible subi par les infirmières, sur qui tout le monde compte sans pour autant toujours reconnaître leur travail à sa juste valeur, qui se dévouent sans compter, trouvant on ne sait où la force de sourire, de soulager, trouvant les mots et les gestes pour apaiser les derniers instants d'un mourant (là encore, la scène avec Jo et le ranger arrache des larmes), obligées de ne plus rien ressentir pour garder leur santé mentale à peu près intacte.

Un livre à lire et à relire, et pour finir, je citerai Kay face à un planqué qui n'a pas été au front et se mêle de lui faire la leçon "Je sais une chose, monsieur : le jour où ce monde d'hommes se déchirera à nouveau, il faudra une armée d'infirmières pour le raccommoder".

#DeuxFemmesDansLaTourmente

#NetGalleyFrance

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