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29 avril 2017

Défi 452 du samedi 22 avril 2017

Consigne des Défis du Samedi : « saltimbanque ». Vous trouvez ça singulier ? Ben mettez-le au pluriel, comme Apollinaire !

 

Défi 452 du samedi 22 avril 2017

 

 Le jour où il a su...

Assis dans l’herbe, au premier rang du public venu assister au spectacle donné par la troupe de saltimbanques, Alexis de Kerrouan riait aux facéties de son amant. Yohan était tellement à l’aise, sur une scène… Qui aurait pu croire en le voyant évoluer ainsi qu’il était aussi l’assassin au service d’Aldric de Kerrouan, celui que le Duc chargeait des basses besognes que personne d’autre ne pouvait régler ? Lui-même avait longtemps cru que le ménestrel n’était que ça, un amuseur public, certes excellent combattant et bretteur hors pair, mais avant tout, un être superficiel qui, en dehors de son amitié envers Aldric et sa sœur, Willena, ne pensait qu’au rire et à la bagatelle.

 

Jusqu’au jour où il l’avait surpris au bord d’une rivière, en train d’essuyer le sang sur la lame d’un poignard.

 

Et ce jour-là, oui, ce jour-là, il avait su que Yohan mentait au monde, qu’il était autre chose qu’un simple saltimbanque. Il avait commencé à l’observer de ce qu’il appelait son regard de voleur, et il avait vu les petits détails infimes, ceux qui traduisaient la souffrance intérieure et la douleur cachée. Peu à peu, il était tombé amoureux de cet homme si secret, allant jusqu’à devenir un autre pour l’approcher et l’obliger à se révéler enfin. Cela avait été dur, l’avait contraint à endosser un rôle dont il ne voulait pas, mais qui était nécessaire pour que la part démoniaque de son amant ne prenne pas le dessus. Après chacun des assassinats qu’il commettait pour satisfaire le monstre en lui, assassinats tous commandités par Aldric, et qui ne concernaient que des criminels échappant à la justice, Alexis était là, et lui donnait ce dont il avait besoin pour oublier la cruauté dont il ne pouvait s’empêcher de faire preuve. Et le jeune voleur avait appris. Avec le temps, ils avaient trouvé un équilibre, le monstre en Yohan se faisait moins assoiffé de sang, les séances qui suivaient ressemblaient de plus en plus à des jeux érotiques qu’à de véritables punitions, et même si Yohan ne pourrait jamais se passer complètement de la douleur pour conserver son intégrité mentale, Alexis lui avait appris que les baisers pouvaient aussi l’apaiser.

Et justement, le ménestrel s’approchait de lui, les yeux brillants et le souffle court après sa prestation. De la sueur coulait sur son front et son torse, collant sa chemise aux muscles durs de son torse. Il s’agenouilla devant Alexis et posa ses mains sur les cuisses de son amant avant de murmurer à voix basse :

— J’ai envie de toi.

— Nous pourrions sans doute trouver une écurie accueillante, messire.

Yohan sourit au rappel de cette première fois entre eux, alors qu’il ne savait pas que le jeune homme qui lui faisait du charme était celui qu’il aimait en secret. Il se pencha pour embrasser les lèvres bien trop tentantes de son compagnon :

— Petit démon…

— C’est pour ça que tu m’aimes, mon beau ménestrel…

 

D’après la série « Désirs inconnus », par Ayleen Night

Yohan et Alexis de Kerrouan : désirs inconnus tome 2 (Ayleen Night)

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28 avril 2017

Service presse auteur : séduction maudite (Stéphane Soutoul)

Séduction maudite (Stéphane Soutoul)

Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

 

Plusieurs heures après avoir fini ce roman, je suis encore plongée dans l’ambiance qu’a su créer Stéphane. Je crois qu’il va me falloir du temps pour revenir du château de Beaumiracle. Par contre, ses habitants, eux, ne me quitteront sans doute jamais. Stéphane a un talent certain pour créer des ambiances uniques. Ici, on est loin de « si proche de lui » ou de « la proie du Papillon ». Tout est plus feutré, plus, je dirai, vieille France, ou campagne anglaise, avec un je ne sais quoi qui fait se demander si la Révolution française est bien passée par là. Il suffit de voir la manière dont Philibert, le majordome, mène les femmes de chambre…

Du coup, le flamboyant Stanislas en paraît presque incongru, avec ses flirts incessants, ses activités de photographe de mode, et les mannequins qui lui tournent autour sans arrêt. C’est vrai qu’il ne semble guère affecté par le décès de Laura, la sœur de Gabrielle, puisqu’il la remplace très vite par l’une de ses modèles ! Serait-il possible que ses airs frivoles, se cache un Barbe Bleue des temps modernes ? Certains indices semblent pencher en cette faveur…

Mais… Tout n’est pas si simple, et si vous voulez avoir la chance de percer l’énigme, soyez attentif. Des indices rôdent. J’avoue m’être amusée à faire part de mes divers soupçons à Stéphane, avant de lui donner mon dernier nom (qui s’est avéré le bon, même s’il me restait une surprise de taille à découvrir).

Je ne vais pas spoiler l’intrigue, simplement vous inviter à marcher sur les pas de Gabrielle (mais faites attention si vous décidez de monter sur les toits), car vraiment, cela en vaut la peine. Une des choses que j’admire le plus dans l’écriture de Stéphane, c’est sa capacité à se mettre dans la peau de ses personnages féminins. C’est vraiment incroyable, il ne fait pas une faute. Certains épisodes entre les mannequins m’ont furieusement rappelé l’internat de filles que j’ai subi quelques années (et où j’ai eu plus d’une fois la tentation de commettre quelques meurtres…) tellement c’était criant de vérité ! Une autre, ce sont les descriptions de ses héros masculins… Je perds quelques litres de bave à chaque fois, je l’avoue…

Pour la troisième, on s’expliquera lui et moi devant une boîte de chocolats à notre prochaine rencontre… Vous comprendrez à quoi je fais allusion en lisant.

Quoi, je ne vous l’ai pas encore dit ? Ne passez pas à côté des mystères des Beaumiracle !

 

Merci aux éditions Pygmalion et à Stéphane Soutoul pour ce SP

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27 avril 2017

Ceux qui sont en-dessous (Kane Banway)

Ceux qui sont en-dessous (Kane Banway)

1897, Londres. Un homme perdu, contemple le gouffre de sa folie, et la folie ne lui rend pas encore son regard.
En lui tournoie la vérité la plus indicible jamais découverte, et une malédiction. L'un et l'autre seront transmises de la façon la plus ancienne qui soit : une simple conversation.

Inspiré de Lovecraft et son éternel Cthulhu, une petite nouvelle sans autre prétention que de côtoyer brièvement la folie d'une réalité différente...

 

Une petite nouvelle à la Lovecraft, qui fait délicieusement frissonner, bien à l'abri dans notre fauteuil, mais bon, quand même, mieux vaut surveiller les verres d'eau et autres surfaces mouillées...

On ne sait jamais, après tout...

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26 avril 2017

L'Humiliateur (Hugh Questorius)

l'Humiliateur (Hugh Questorius)

Lorsque David, un soumis masochiste, voit l’annonce de L’Humiliateur dans un magazine BDSM, il est aussitôt accroché. L’annonce est brève, brutale même, mais en quelques mots, le dominateur s'est présenté comme un maître sadique qui sait ce qu’il veut et le prend, et son esclave a intérêt à lui donner tout ce qu'il exige, sinon… David rédige donc un message en forme d’éloge qu’il adresse à H, puis l’envoie à sa boîte postale. Quelques longues semaines plus tard, David reçoit un questionnaire de plusieurs pages de la part de H. S'il le remplit, l’Humiliateur connaîtra tout de lui, absolument tout. Et H ne se donnera pas la peine d’aller plus loin s’il n'a pas la réponse en main dans le très bref délai prescrit. David y travaille jour et nuit, pour être sûr de finir à temps et d’être accepté par ce Dom qui lui semble déjà exceptionnel. Après quelques semaines supplémentaires d'attente impatiente, il reçoit un nouveau colis, mais cette fois, c’est le début d’une incroyable aventure qui durera plusieurs années. Avertissement : Ceci est un roman BDSM hard qui comporte plusieurs scènes d’uro et de scato.

 

Alors, quel est mon avis à présent que je l'ai fini ?

Le relirai-je ? Non, sans aucun doute. Je savais qu'il dépassait mes limites avant de le commencer (uro et scato), donc je vais pas venir pleurnicher sur le sujet, mais il les dépasse vraiment TROP.

Ai-je détesté ? Non, je mentirai en le disant. Il y a quelque chose de fascinant dans cette histoire, malgré son côté malsain. L'Humiliateur ne donne à ses esclaves que ce qu'ils veulent (voir les trois lettres au début, où chaque fois le comportement de l'homme est différent et correspond à ce qu'attend celui qui est en face de lui). D'autre part, David est parfaitement consentant ; il le dit lui-même plusieurs fois (puisque l'histoire est raconté de son point de vue) ; quoi que lui fasse subir l'Humiliateur, même les choses les moins ragoûtantes imaginables, il le fait.

Ai-je aimé ? Et bien... Non !! Tout est trop clinique, répétitif, en fait. A part un chapitre intéressant sur la dynamique maître-esclave (et je dis bien "esclave", pas soumis, car il y a une sacrée différence), il ne s'agit que de descriptions de sévices divers et pas toujours variés. De plus, j'ai été frustrée de ne jamais avoir le point de vue de l'Humiliateur, j'ai eu l'impression qu'il me manquait un bout de l'histoire, et du coup, j'ai trouvé la fin complètement tirée par les cheveux.

Donc voilà, une impression très mitigée, et pas, comme je le craignais, à cause des scènes d'uro et de scato, mais en raison de ce côté trop descriptif et pas assez approfondi sur le plan des motivations dans les scènes D/s.

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25 avril 2017

Service presse de L'ivre Book : légendes faës tome 2 : le Déchu (Manon Elisabeth d'Ombremont)

Légendes faes volume 2 : le Déchu (Manon Elisabeth d'Ombremont)

Faëry, sous le règne de l’Empereur Fenrír.
Melyan est une bâtarde. Mi-fomoire mi-fée, elle a pour unique ambition de devenir une grande guerrière, digne de son héritage.
Elyalë est une banshee. Magicienne aux pouvoirs terrifiants, elle est aussi la martyre de l’Empereur.
Tout les oppose, et elles se connaissent à peine, pourtant, elles sont demi-sœurs.
Un coup du sort les rapprochera, mêlé à un même désir : celui de survivre dans les ténèbres, et de ne surtout pas succomber aux promesses du dieu-dragon Déchu.

 

Replonger dans le monde sombre et sanglant des Légendes faes a été un vrai plaisir, aussi délicieux qu'horrifique, car l'histoire reste dure, violente, et sans commune mesure avec les standards habituels. Mais bon, en même temps, il s'agit de Dark Fantasy, et j'aime toujours autant Telbrin (Manon, gare à toi s'il ne reste pas en vie, je sais où te trouver...) !! Complots, trahisons et manipulations sont au menu. De nouveaux personnages se dévoilent, et si certains sont manifestement de ce que l'on appelle "le bon côté", j'avoue que ce n'est pas eux qui ont ma préférence, mais toujours Melyan et Telbrin. On ne se refait pas, je suppose...

Dans ce tome, nous en apprenons plus sur ce monde terrifiant et son passé, en particulier les guerres qui l'ont détruit, le tout servi par une plume incisive, précise, avec cet humour que j'aime tant chez Manon. De temps en temps, le Narrateur intervient, pour nous rappeler des faits (j'ai particulièrement apprécié le petit résumé du début, je l'avoue), mais aussi nous embrouiller, car il ne dit pas tout. Je reconnais aussi avoir souffert pour le fils d'Elyalë, cet enfant dont personne ne veut, et qui, fatalement, finira par faire des dégâts.

Pour finir, je dirai simplement que j'attends avec impatience le tome 3, afin de savoir comment va se sconclure cette histoire. Bien ? Sans doute pas suivant nos codes à nous, mais ce sera forcément le cas pour l'un des acteurs des Légendes faes...

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