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21 avril 2019

Semaine du 8 au 14 avril 2019

Consigne des Impromptus Littéraires : démarrez votre récit avec l’incipit du roman La peste d’Albert Camus : « Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en… à… ».

À vous de décider à quelle date et en quel lieu vous situez votre chronique !

 

Barbecue au domaine

Les curieux événements qui font le sujet de cette chronique se sont produits en été, à la fin de la journée, lors de la préparation d’un repas estival au domaine de Chânais. Tout a commencé lorsque le nouveau matériel a été livré et qu’Elwyn, Faolan, Ciaran, Titouan, Joss et Corentin ont commencé à le déballer....

 

Duncan, qui buvait une bière en compagnie d’Aymeric, haussa un sourcil dubitatif en découvrant les barbecues en forme d’Étoile de la Mort après son explosion.

— Ai-je envie de savoir qui a eu cette idée ? s’enquit-il en regardant son lieutenant.

— Je suppose qu’il s’agit des joyeux lurons qui déballent les cartons.

— Et… ai-je envie de savoir à quoi je dois m’attendre pour la suite ?

— J’en suis assez moyennement sûr…

— Je ne viens donc pas de voir une pince à barbecue pour retourner les brochettes et autres côtelettes avec une forme de sabre laser ?

— On va dire que non.

— Et… j’ai bien entendu imaginé que les jumeaux sont en train de piquer des saucisses sur les ailes des chasseurs qui ont détruit l’Étoile de la Mort ?

— Tout à fait. Elwyn n’est d’ailleurs pas non plus en train d’installer amoureusement un barbecue en forme de casque de Dark Vador et Corentin et Titouan ne sont pas plus en train de mettre des chips dans des bols en forme de D2R2 pendant que Joss fait du pop-corn dans une machine en forme d’…

— Étoile de la Mort, termina l’Alpha. Bien entendu, ce que je vois là ne sont pas des cookies en forme de Yoda, Faucon Millenium, Ewok, Chewbacca, Jabba, et les glaçons ne ressemblent pas à des…

— Étoiles de la Mort.

— Bien. Je propose d’ouvrir les paris pour savoir combien il y aura de combats de sabre laser avant la fin de la soirée.

Un sourire étira les lèvres d’Aymeric.

— Je te lance un défi, Seigneur…

— Prépare-toi à prendre la raclée de ta vie, Chewbacca ! Vitesse lumière enclenchée !

— Laisse tomber, Solo, ta fichue poubelle ne passera jamais en vitesse lumière !

— N’insulte pas mon vaisseau, boule de poils !

— Hé, mais, comment on va retourner les côtelettes ? protesta Elwyn lorsque l’Alpha et son lieutenant s’emparèrent des pinces à barbecue pour se lancer dans un combat de sabres lasers.

— Faites preuve d’inventivité, ou vous ne sortirez pas vivants de l’Étoile de la Mort ! riposta Duncan tout en parant une attaque d’Aymeric.

— Je récupérerai mes pinces lasers au péril de ma vie ! clama Elwyn en se lançant dans la lutte. Les jumeaux, avec moi !

 

À quelques mètres de là, Yseult posa le saladier de taboulé qu’elle tenait, les yeux fixés sur son amant.

— Ah oui, quand même…

— Que veux-tu, ce sont des garçons, soupira Blodwyn. Dès qu’on leur met des jouets entre les mains, ils redeviennent des gosses.

— Ah, parce qu’ils cessent un jour d’en être ? ironisa Ailis. Curieux, je n’avais pas remarqué…

— Certains, si, intervint Joss en s’approchant, les mains dissimulées dans le dos.

Comme les filles le regardaient d’un air dubitatif, il fit passer devant lui le récipient en forme de moitié d’Étoile de la Mort avec un sourire éblouissant.

— Pop-corn ?

Barbecue au domaine


20 avril 2019

Défi 553 du samedi 30 mars 2019

Consigne des Défis du Samedi : mais non, pas Emil ! « Zapotèque ».

Défi 550 du samedi 6 avril 2019

 

Regards éclairés

 

Doucement, Amalric écarta les mèches qui tombaient sur le front de Florent, tandis qu’une pensée absurde lui traversait l’esprit.

Ses cheveux ont la même couleur que cet or zapotèque que j’ai vu à la Cour…

Un nouveau continent empli de civilisations inconnues avait été découvert quelques années plus tôt, et les conquérants en avaient ramené beaucoup de figurines en or. Un or, qui, pourtant, avait moins d’éclat pour Amalric que la lumière dans les yeux de son petit berger.

— Monseigneur… murmura ce dernier, la gorge nouée, tandis qu’Amalric le gratifiait d’un deuxième baiser, cette fois sur la tempe.

— Tu veux que je m’arrête ? répondit Amalric à voix basse.

Le cœur du berger battait à grands coups dans sa poitrine. Il aurait tant voulu y croire, mais il avait si peur qu’il ne s’agisse que du caprice d’un noble ou d’une cruelle plaisanterie à ses dépens…

— Je ne veux pas être votre jouet, monseigneur.

Amalric sourit.

— En l’occurrence, je dirais plutôt que c’est moi qui suis le jouet de tes beaux yeux, mon petit berger.

— Je ne comprends pas…

— Tu n’es pas le seul à désirer les hommes.

Tout en parlant, Amalric avait saisi la main de son compagnon pour la poser sur son entrejambe gonflé.

— Je ne te tends pas de piège et je ne me moque pas de toi, reprit-il sans quitter Florent du regard. Ce que tu éprouves pour moi, je l’éprouve pour toi.

— C’est… c’est interdit, déglutit le berger. Un homme… ne peut pas désirer un autre homme. Les prêtres disent que…

Amalric balaya son objection d’un geste.

— Les prêtres disent beaucoup de choses, mais les respectent bien peu. Ils gagneraient à se taire.

— Alors, vous… vous n’allez pas me dénoncer ?

— Aucun risque, mon petit berger. Oh non, aucun risque…

N’y tenant plus, Amalric attira Florent plus près de lui et posa ses lèvres sur les siennes. Il sentit le jeune homme sursauter lorsque sa langue effleura sa bouche, qu’il caressa jusqu’à ce qu’elle s’entrouvre pour lui céder le passage. Avec précaution, Amalric explora le territoire qui s’offrait à lui, longuement, ne rompant le contact qu’à regret. Il eut un sourire tendre devant les yeux écarquillés, les joues rouges et les lèvres gonflées de Florent.

— C’était ton premier baiser ? s’enquit-il en passant une main dans les cheveux dorés qui l’attiraient tant.

— Oui, monseigneur, avoua Florent avec gêne, avant d’avouer en baissant les yeux : Je ne suis pas de ceux à qui on s’intéresse.

— Eh bien, « on » a tort. Quoique, ajouta-t-il après réflexion, je suis ravi d’être le premier à t’avoir embrassé.

— M… moi, monseigneur ?

— Amalric.

Comme Florent le regardait avec incompréhension, le jeune seigneur précisa :

— Je m’appelle Amalric. Et j’aimerais beaucoup entendre mon prénom prononcé par tes jolies lèvres, mon petit berger…

Regards éclairés

19 avril 2019

Service presse du Boudoir Ecarlate : la Cité des péchés tome 1 : un désir invisible (KJ Charles)

La Cité des péchés tome 1 : un désir invisible (KJ Charles)

Une romance à vous faire bouillir les sangs et un mystère à vous glacer d’effroi unissent deux hommes singuliers dans ce premier tome d’une toute nouvelle trilogie à l’ère victorienne signée K.J. Charles.

Gardien d’une pension, Clem Talleyfer préfère vivre une vie tranquille. Ses hobbies le rendent heureux, tout comme son travail, notamment quand il s’agit de son locataire Rowley Green, qui au long de leurs soirées auprès du feu de cheminée, devient bientôt un ami.

Rowley n’a qu’une envie : qu’on le laisse tranquille... jusqu’à ce qu’il rencontre Clem, le gardien aux coutumes étranges mais charmantes et aux yeux magnifiques. Deux hommes discrets vivant dans le même logis et qui s’entendent à merveille... c’est la perfection à l’état pur.

Pourtant, leur paisible vie vole en éclats quand un autre locataire est retrouvé sauvagement assassiné sur le pas de leur porte. Clem et Rowley se retrouvent entraînés dans ce mystère et menacés sur tous les fronts par des hommes violents, alors qu’un brouillard mortel s’installe sur Londres.

S’ils veulent s’en sortir vivants, les deux compères devront apprendre à révéler leurs secrets, et ceux de leurs cœurs.

 

Une nouvelle série aussi addictive que le Cercle des Gentlemen

Je suis une fan inconditionnelle de l'écriture de KJ Charles, et cette nouvelle série ne m'a pas déçue ! Outre l'intrigue (comme dirait l'autre, "celle-là, je ne l'avais pas vue venir !!"), je suis tout de suite tombée sous le charme des deux héros pas comme les autres.
Clem, tout d'abord, touchant par son envie de bien faire, ses maladresses et son besoin de stabilité dans ce qu'il fait, car un rien le perturbe. Clem, qui, au début, apparaît comme l'élément à protéger, mais qui va se révéler étonnant dans ses relations avec Rowley (ouais, celle-là non plus, je ne l'avais pas vue venir !!).
Rowley, ensuite, le taxidermiste, calme, posé, ordonné, en apparence tout l'opposé de Clem, mais qui cache une nature surprenante dans l'intimité (bon, je me répète, mais... Non, celle-là, je ne l'avais pas vue venir !!).
Je ne vais pas spoiler en révélant ce qui a été pour moi le meilleur du roman (même si j'ai adoré l'intrigue et le [i]Valet de Trèfle[i]), c'est-à-dire la construction patiente de la relation entre Clem et Rowley, la découverte de leurs besoins et désirs mutuels, et l'érotisme torride des scènes intimes. Mon Dieu, comme j'ai hâte de retrouver tout ce petit monde !! Décidément, chaque livre de KJ Charles est un vrai coup de coeur pour moi !

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18 avril 2019

Service presse du Boudoir Ecarlate : la Soufrière tome 5 : les registres de la Soufrière 1 (Angel Martinez)

La Soufrière tome 5 : les registres de la Soufrière 1 (Angel Martinez)

La Soufrière : vaisseau de transport, centre de commandes de contrebande et de mercantilisme. Mené par un prince démoniaque à la tête d’un équipage pouvant faire honte à n’importe quelle bande de marginaux. Après une cargaison de vaches anti-gravitation et une autre de pommes de terre couleurs joyaux. Après les horreurs des grenouilles et des cauchemars. Il est temps de découvrir d’autres moments, plus calmes, au sein de La Soufrière, de petits bouts d’histoires récupérées parmi les différentes vies de l’équipage, que ce soit l’enfance de Shax et Verin en Enfer, ou la suite de leurs aventures après « Le Lac noir ».

Le tome 1 des Registres de La Soufrière contient également une nouvelle festive que Shax aurait préféré ne jamais voir publiée... tant pis pour lui.

 

Cet opus regroupe toute une série de textes relatant de petits moments de la vie de la Soufrière (on y apprend d'ailleurs comment comment Shax et Verin se sont rencontrés), tour à tour tendres, cocasses, émouvants, drôles ou plus graves, et qui permettent de mieux connaître les différents occupants du vaisseau pirate. Si je regrette l'absence totale de scènes intimes (je n'en demandais pas une à chaque histoire, hein, mais certaines s'y seraient bien prêtées, et manque de chance, elles s'arrêtent au moment le plus intéressants), celles postérieures au tome 4 laisse cependant deviner une intéressante évolution des relations entre Shax, Ness et Julian, qui fait se poser bien des questions...

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17 avril 2019

Le silence du hameau (Jean-Paul Romain-Ringuier)

Le silence du hameau (Jean-Paul Romain-Ringuier)

Quinquagénaire malmené par la vie, Amédée Dumain décide de quitter la ville pour le hameau déserté de la Ribière...

Pendant la durée des travaux nécessaires à la réhabilitation de son havre de paix endommagé par un violent orage, il s’installe dans une auberge. Là, il fait la connaissance de la fille de la maison, Pauline, âgée de vingt ans, qui reste prostrée des heures durant et qui ne communique plus depuis la mort brutale de son père, trois ans plus tôt. Se prenant d’amitié pour elle, Amédée essaie, avec patience et passion, de la sortir du monde du silence. Les progrès sont lents. Mais un jour le destin s’en mêle : à la suite d’un choc émotionnel, Pauline retrouve l’usage de la parole et voit sa vie menacée… Quel est le lourd secret qui semble hanter cette petite bourgade d’apparence paisible ? Et ne serait-ce pas pour tenter de le percer qu’Amédée, le baroudeur au cœur tendre, est venu se perdre en ces lieux reculés ?

Deux âmes blessées se rencontrent et s'aident mutuellement dans ce roman de terroir poignant.

 

J'ai été happée par l'histoire dès les premières pages. Ce roman est à la fois violent et paisible. Violent, car on comprend très vite qu'Amédée n'est pas là par hasard, et que le mystère qu'il est venu éclaircir apportera son lot de drames et de larmes. Paisible, car les descriptions des paysages et de la nature sont absolument magnifiques. Je ne le dirai jamais assez ; je suis vraiment accro à ce genre de romans, qui font revivre le terroir français d'antan.

Et celui-ci tient toutes ses promesses. Les personnages sont représentatifs de l'époque, bien décrits, on s'y attache, on les déteste, pour certains, on essaie de comprendre, en se rappelant que les valeurs de cette époque n'étaient pas celles de la nôtre, et surtout, surtout, on veut savoir quel est ce mystère distillé par petites touches savantes, et qui s'épaissit au fil des pages...

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