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18 septembre 2019

Les mésaventures prometteuses de l'amour tome 1 : les mésaventures prometteuses de Chance (Charlie Cochet)

Les mésaventures prometteuses de l'amour tome 1 : les mésaventures prometteuses de Chance (Charlie Cochet)

Chance Irving est un jeune homme qui a le don de se créer des ennuis – pas surprenant, car c’est tout ce qu'il a jamais connu. Après avoir perdu tout ce qui lui était cher lors d’une nuit fatidique, il décide de laisser New York et son passé derrière lui, et rejoint la Légion étrangère française. Mais même à Alger, Chance ne parvient pas à se débarrasser de ses anciennes habitudes, et il finit par être transféré vers une unité composée de marginaux et d’agitateurs comme lui – une unité qu’il intègre juste à temps pour être capturé et jeté dans une cellule avec son nouveau commandant, Jacky Valentine.

Jacky est un commandant très respecté qui a un faible pour les cas désespérés, et le genre d’homme qui irait à la guerre pour quiconque, et les trois jeunes garçons tourmentés de son unité qu’il a plus ou moins adoptés pensent la même chose de lui. Soudain, Chance commence à penser que sa vie n'a pas à être aussi misérable et aride que les friches autour de lui.

Mais même après leur évasion, avec la promesse d'un avenir avec Jacky pour lui remonter le moral, ou peut-être à cause de cela, Chance n’arrête pas de faire des erreurs. Il désobéit aux ordres, se déchaîne contre les garçons dont s’occupe Jacky, et s'autodétruit en plein cœur du désert, jusqu'à ce que quelqu'un lui fasse comprendre qu'il blesse plus que lui-même.

 

 

J'ai vraiment dévoré cette histoire, dont l'originalité est de commencer par le héros qui se fait tirer dessus, ce qui lui donne prétexte à dérouler son histoire. 

Et c'est une histoire dans laquelle on se plonge avec plaisir. Elle nous amène dans les rangs de la légion étrangère, et on y rencontre une série de personnages hors du commun, dont aucun ne laisse indifférent. Tous cachent des secrets - y compris bien sûr Jacky. Ils vont traverser des drames, en découvrir plus sur eux-mêmes et sur les autres, et j'espère bien les retrouver dans un autre opus, car il me semble avoir compris qu'il s'agit d'un tome 1.

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17 septembre 2019

Wilde's tome 2 : l'ange d'A.J. (L.A. Witt)

Wilde's tome 2 : l'ange d'AJ (LA Witt)

Luke Emerson est la dernière personne au monde que Sebastian Wakefield s’attend à voir passer la porte de son salon de tatouage. Mais Luke ne débarque pas après quatre ans pour reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Pas même pour s’excuser des infidélités qui les ont poussés à rompre.
Luke veut un tatouage personnalisé, en souvenir d’une personne du nom de « A.J. ». Si Seb aimerait lui dire où il peut se mettre son tatouage, c’est un professionnel. Et bien qu’il rechigne à l’admettre, il aimerait bien reposer les mains sur Luke. Même si ce n’est que pour le boulot.
Mais une fois que Luke se retrouve sur sa chaise de tatoueur, Seb a du mal à gérer la colère et la rancœur dont il pensait s’être débarrassé… et ce ne sont pas les seuls sentiments qui reprennent vie. Leur relation était peut-être chaotique, mais elle était aussi passionnée. Quatre années n’ont clairement pas réussi à en étouffer les braises.
Il ne suffit que de quelques sous-entendus de la part de Luke pour que Seb envisage de s’adonner de nouveau à cette passion physique. Ça ne devrait pas être si difficile d’empêcher ses émotions de se mêler aux draps trempés de sueur.
Après tout, ce n’est pas comme s’il était encore amoureux de Luke. Si?

 

Trop court pour un sujet aussi grave

C'est bien écrit, l'idée de départ est intéressante, les scènes sensuelles sont belles, mais j'ai trouvé que c'était vraiment trop court pour un sujet aussi grave. Finalement, Luke revient facilement dans la vie de Sebastian ; ça se fait en à peine deux semaines, le passé ne semble pas les déranger tant que ça, bref, je pense que l'histoire aurait gagné à être plus approfondie.

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16 septembre 2019

Service presse du Boudoir Ecarlate : les Aigles de l'Empire tome 2 : la conquête de l'Aigle (Simon Scarrow)

Les Aigles de la l'Empire tome 2 : la conquête de l'Aigle (Simon Scarrow)

43 après Jésus-Christ.
Lorsque le centurion Macro et son jeune optio Cato débarquent sur les côtes de Bretagne pour prendre part à l’invasion de l’empereur Claude, Macro sait que les Romains largement surpassés en nombre auront à livrer l’une de leurs campagnes les plus difficiles. D’autant qu’une sinistre organisation trahit en secret les légionnaires…
Quand des rumeurs d’assassinat coïncident avec l’annonce de la venue de l’empereur, les soldats comprennent qu’ils doivent affronter une force bien plus impitoyable que les Bretons. Il ne leur reste plus beaucoup de temps s’ils tiennent à éviter que la glorieuse victoire de Claude ne tourne au désastre…

 

 

Une suite à la hauteur du tome 1
Une fois de plus, on est plongé au cœur de l'action avec les manœuvres de la légion romaine. Manœuvres très impressionnantes, il faut bien le reconnaître. Bien sûr, les Romains sont ici dans le rôle des envahisseurs, et pourtant, on ne peut s'empêcher d'avoir peur pour Macro et surtout Cato lorsqu'ils montent au combat. Cato a changé depuis le tome 1 ; il s'est aguerri, a gagné en assurance, toutefois, il reste jeune, naïf (voir son aveuglement face à Lavinia) et clairement pas un soldat dans l'âme, même s'il n'hésite pas à manier le glaive.
Ce tome met également en évidence le désastre que peut représenter l'ingérence de gens qui n'y connaissent rien (ici, Claude) dans un domaine qu'ils s'imaginent maîtriser, en l'occurrence la stratégie militaire. Comme quoi rien ne change jamais au fil des siècles...
Complots et trahisons peuplent également cet opus, et là encore, la justice n'est pas forcément au rendez-vous, laissant un parfum d'amertume au lecteur, mais correspondant bien à la réalité. Il ne reste plus qu'à espérer que les tomes suivants rétabliront la vérité...
Un petit moins pour les confusions de prénom entre Macro et Cato lorsque le premier est hors-service et que Cato le remplace comme centurion par intérim, et un plus pour les notes historiques finales, qui replacent le récit dans un contexte plus général et explique les quelques licences artistiques prises par l'auteur.
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15 septembre 2019

Défi 568 du samedi 13 juillet 2019

Consigne des Défis du Samedi : écrire un texte à partir d’une photo représentant le coin d’une maison peinte en rouge. Par les fenêtres ouvertes, on voit, accrochés au plafond, des pots tressés renversés et des plantes.

 

Défi 568 du samedi 13 juillet 2019

 

C'était une maison rouge...

 

Aloys recula d’un pas, admirant son œuvre d’un œil critique.

— Pourquoi rouge ? s’enquit-il tout en posant son pinceau avant qu’il dégouline sur son bras et en se tournant vers Ailis. La jeune femme, qui déposait soigneusement de la terre dans de petits pots tressés, leva les yeux et lui sourit.

— Parce que ça me rappelle des souvenirs. Pendant que Duncan faisait son apprentissage auprès du Meneur , je m’étais liée d’amitié avec une guérisseuse des environs. Elle avait peint sa maison en rouge pour que les gens la trouvent de loin. J’ai appris beaucoup, avec elle.

— C’est vrai qu’en Avalon, les guérisseurs et guérisseuses n’ont jamais eu besoin de se cacher, contrairement à la Terre des hommes.

— Non. Pas de pouvoir religieux, pas d’Inquisition, pas de bûchers… Leur savoir s’est conservé, amélioré, et surtout, il se transmet.

Le regard de la louve se porta sur la maisonnette qu’Aloys avait construite selon ses directives, dans un coin de la serre que sa compagne avait fait bâtir pour lui .

— C’était une époque difficile. Nous avions perdu nos parents, il fallait nous cacher d’Harold, et Duncan devait apprendre à maîtriser le Berserker. Je ne voulais pas être une charge pour lui, alors j’ai cherché de quelle manière me rendre utile. Contrairement à Myrdin, le Meneur n’avait rien à m’enseigner, et surtout, pas le temps de s’occuper de moi. Par contre, Leilys était toujours disponible, et ravie d’avoir une apprentie. Ses propres enfants n’avaient pas le don, même s’ils aimaient s’occuper du potager avec elle. Mais s’ils étaient tous de bons jardiniers grâce aux conseils de leur mère et s’ils savaient préparer des infusions et des baumes simples mieux que la moyenne, ils ne lisaient pas les plantes comme je le fais. Alors elle m’a appris ce qu’elle savait, en plus de mes leçons chez les druidesses.

Ailis désigna le figuier qui occupait le centre de la serre, rieuse.

— Toi, tu as tes figues enchantées, et moi, j’aurai mon petit laboratoire pour m’occuper quand tu t’endormiras après avoir mangé trop de figues.

— Comme si c’était mon genre…

L’air faussement offusqué de son amant redoubla l’amusement d’Ailis.

— Pourquoi mets-tu ces pots au plafond et à l’envers ? s’enquit Aloys, changeant complètement de sujet de conversation.

— Leilys avait de très jeunes enfants. Mettre les pots en hauteur leur rendait l’accent plus difficile, et les mettre à l’envers permet de cueillir plus aisément les plantes. Leilys était un peu druidesse ; elle connaissait des sorts simples, par exemple faire tenir la terre dans un pot renversé. Moi, j’ai demandé à Yseult d’enchanter mes pots.

Le loup-garou blond posa son pinceau et rejoignit sa compagne pour l’enlacer et déposer un baiser au creux de son cou.

— Et si nous profitions de cet endroit rien qu’à nous avant de finir… ? Après tout, rien ne presse, on a bien travaillé, alors je pense qu’une pause s’impose…

— Voilà une idée qui me plaît… murmura Ailis en se retournant pour l’embrasser.

 

C'était une maison rouge...

 

14 septembre 2019

Défi 567 du samedi 6 juillet 2019

Consigne des Défis du Samedi : écrire un texte à partir d’une photo représentant la sculpture d’un esprit de la forêt faite à partir de terre et de végétaux : celui-ci a une tête en pierre, un corps en terre et mousse et des cheveux en branchages. Des herbes sortent de sa bouche ouverte, pour atterrir sur un parterre fait de feuilles, de fleurs et de cailloux.

Défi 567 du samedi 6 juillet 2019

 

Les tribulations de Maître Renard épisode bonus bis

Tout l’air sortit des poumons d’Edrik lorsqu’une masse le plaqua sur le sol de la forêt. Le petit renard se tortilla pour reprendre forme humaine, avant de toiser d’un œil noir le puma qui le surplombait.

— C’était vraiment nécessaire de m’écraser comme ça ?

— Tu le mérites, riposta Lucas en quittant sa forme animale. Tu as détruit ma machine à café !

— C’était un accident !

— Je pourrais te pardonner si c’était la première fois que tu commettais des dégâts dans la maison, mais c’est loin d’être le cas.

— Je te jure que je ne le fais pas exprès !

— M’en fiche, sac à embrouilles.

Lucas se redressa d’un mouvement fluide, entraînant Edrik avec lui. Ce dernier ne chercha pas à résister ; son amant était beaucoup plus fort que lui, et lutter était inutile. Il se retrouva plaqué contre un monticule de terre recouvert de mousse, surmonté d’une étrange tête en pierre aux cheveux en branchage. Des herbes sortaient de sa bouche ouverte, pour atterrir sur un parterre fait de feuilles, de fleurs et de cailloux.

— Ouch ! protesta Edrik lorsque son torse nu toucha la terre.

Ni Lucas ni lui ne s’était soucié de faire apparaître des vêtements, comme s’ils étaient certains de la manière dont allait s’achever cette confrontation.

— Ne sois pas si douillet, le morigéna Lucas en lui assénant une claque retentissante sur le postérieur.

— Hé ! fit Edrik en se tortillant dans la poigne de fer du puma. Ça fait mal !

— La cuisine aussi a eu mal.

— C’est juste une cuisine.

— Une cuisine que j’aimais beaucoup.

— Plus que moi ? Aïe !

— Ta fesse droite était jalouse de la gauche.

— Tu profites honteusement de ta force.

— Bien sûr que j’en profite honteusement. Et ce n’est que le début.

Edrik ne vit rien venir. Lucas se saisit des herbes qui sortaient de la bouche de la sculpture pour lui lier les mains autour du corps de terre.

— Tu es à ma merci, maintenant, mon petit renard… ronronna le puma en laissant ses paumes glisser le long des flancs de son amant.

Ce dernier inspira vivement. Lucas le connaissait mieux que personne, et savait éveiller son désir d’un regard ou d’un simple effleurement du bout d’un doigt.

— Je vais te punir, petit renard, chuchota Lucas au creux de l’oreille de son amant. Je vais te rendre fou de désir jusqu’à ce que tu me supplies de te laisser jouir, et il faudra que tu sois très très convaincant pour que j’accède à tes prières.

— J’en ai déjà assez d’attendre.

— Dommage pour toi. Parce que moi, je suis très patient.

Les mains de Lucas se mirent à courir sur Edrik, explorant une fois de plus ce corps qu’il connaissait si bien et chérissait tant. Il fit rouler les tétons sensibles entre son pouce et son index jusqu’à ce qu’ils durcissent, tandis qu’il déposait de légers baisers dans le cou du jeune homme. Puis ses doigts dessinèrent des cercles sur le ventre sans défense, avant de descendre plus bas. Edrik gémit d’anticipation… puis s’indigna lorsque Lucas se contenta de toucher brièvement l’extrémité de son sexe tendu avant de se diriger vers ses hanches, puis ses fesses.

— Tu n’as pas le droit de me faire ça !

— Bien sûr que si, j’ai le droit. Tu es puni, tu te souviens ?

— C’est disproportionné.

— Je ne trouve pas, répliqua Lucas tandis que son index se glissait traîtreusement entre les adorables fesses de son compagnon.

— Oh, putain… gémit Edrik lorsqu’il commença à jouer avec l’entrée de son corps. Tu n’as définitivement pas le droit de faire ça…

— J’ai tous les droits. Tu m’appartiens, mon petit renard.

Pour avoir déjà expérimenté cette douce torture, Edrik savait que Lucas était capable de le maintenir au bord de l’orgasme pendant des heures. Contrairement à lui, son puma disposait de réserves de patience infinies, et prenait plaisir à le faire attendre encore et encore.

— Tu es cruel… exhala Edrik lorsque l’index de Lucas entra en lui et commença à jouer à l’intérieur de son corps, en particulier sur cet endroit magique qui le rendait fou.

— Je suis un chat. J’aime jouer avec mes proies.

Le souffle chaud de Lucas sur sa nuque fit frissonner Edrik.

— Et tu es ma proie, mon petit renard…

De sa main libre, Lucas obligea Edrik à tourner la tête jusqu’à ce que leurs bouches se rencontrent. Sa langue caressa les lèvres du jeune homme, lentement, avant d’enfin répondre à sa supplique muette et de lui offrir le baiser qu’il désirait tant.

Un baiser profond, exigeant, à l’image de l’amour qu’ils se portaient.

— Lucas… Prends-moi, par pitié…

— Pas encore, mon petit renard. Je suis sûr que tu peux tenir encore un peu.

Avec une lenteur désespérante, un deuxième doigt s’ajouta au premier, élargissant paresseusement le passage en dépit de l’impatience de plus en plus grande d’Edrik, qui tirait en vain sur ses liens. Il avait pensé pouvoir casser facilement ses attaches, hélas, les herbes étaient plus solides qu’elles n’en avaient l’air, et le seul résultat de ses efforts était de faire rire Lucas.

— Tu ne réussiras pas à te détacher, s’amusa le puma.

Edrik tenta une dernière fois de se libérer, avant de baisser les armes et de s’abandonner aux caresses de Lucas. Il ferma les yeux pour mieux savourer les mains de son homme sur lui, jusqu’à ce qu’enfin, enfin, celui-ci se décide à aller plus loin. Le renard eut un sursaut lorsque son amant entra en lui. Une fois de plus, Lucas avait réussi à la surprendre, en le possédant au moment où il s’y attendait le moins. Quant à savoir où il avait bien pu trouver du lubrifiant… Edrik n’était pas en état de se poser la question tant il brûlait du besoin de se libérer.

Leur union fut à la fois tendre et sauvage, alternant les coups de reins possessifs avec d’autres plus lents lorsque Lucas, toujours joueur, sentait son amant sur le point d’obtenir la jouissance qu’il espérait tant. Mais le puma n’avait pas l’intention de céder aussi facilement, et il fit durer leur étreinte durant ce qui sembla être des heures à Edrik.

Jusqu’à ce qu’enfin plus rien ne puisse retenir le moment tant attendu, celui qui les emmena au sommet de la vague. Et lorsqu’enfin ils s’effondrèrent dans l’herbe, pantelants et le corps en sueur, ni l’un ni l’autre ne se souvenait plus de ce qui les avait emmenés dans cet endroit.

Il n’y avait plus que deux hommes amoureux, tendrement enlacés sous le regard complice d’un esprit de la forêt…

Les tribulations de Maître Renard épisode bonus bis