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25 avril 2018

Service presse de L'ivre Book : bénédiction de poussière (R. Senelier)

Bénédiction de poussière (R. Senelier)

Une jeune femme ouvre les yeux dans une chambre d’hôpital remplie de bouquets de fleurs et de cartes de bon rétablissement, miraculeusement guérie.
Elle ne sait pas où elle est. Elle ne sait pas ce qui lui est arrivé. Elle ne sait pas qui elle est. Il lui faut lire le bracelet de soins à son poignet pour voir un nom : « Bénédicte ».
Dans les dizaines de mots de remerciements, un indice ténu la lance à la recherche de son identité...
Une histoire surprenante, qui emmène sur des chemins inattendus, et effrayants, aussi, lorsqu'on découvre avec Bénédicte d'où elle vient et qui elle est. La quête de Bénédicte est bien construite, les événements se mettent en place peu à peu. J'aurais cependant aimé que le final soit un peu plus développé ; je l'ai trouvé trop abrupt, et il m'a laissé une impression d'inachevé.
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24 avril 2018

Service presse auteur : Ashley Loyd (Matthieu Elhacoumo)

Ashley Loyd (Ashley Elhacoumo)

Je m’appelle Ashley Lloyd, je suis morte il y a trois jours, je me suicidée après avoir subi de nombreuses intimidations, des insultes et après qu’un mec m’a brisé le cœur.

 

Au départ, en lisant le résumé, on pense à une "banale" histoire de harcèlement, et la lettre d'Ashley à sa mère, qui ouvre le récit, conforte cette impression. Sauf que très vite, on est entraîné dans quelque chose de bien plus angoissant, en apparence complètement fou, et pourtant... Peu à peu, les indices convergent dans une même direction : celle de Shannon, la mystérieuse amie d'Ashley, dont l'identité fait franchir un cran de plus dans le terrifiant suicide d'Ashley. Je n'en dirai pas plus sur le fond pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte. Attention cependant, certains passages sont assez difficiles à lire - je reconnais que je m'attendais pas du tout à ça ! - mais l'auteur parvient à les faire passer sans sombrer dans le trash.

Pour la forme, j'ai beaucoup apprécié la manière dont la nouvelle est présentée : outre la lettre d'Ashley, on y trouve les échanges SMS entre Ashley et Shannon, des comptes rendus d'interrogatoire, des échanges mails entre les enquêteurs... C'est extrêmement original et addictif, car une fois qu'on ouvre cette histoire, on n'a qu'une envie : la finir !!

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23 avril 2018

La Guerre des Clans : hors-série : le souhait de Feuille de Lune (Erin Hunter)

La Guerre des Clans : hors-série : le souhait de Feuille de Lune (Erin Hunter)

Feuille de Lune est un pilier du Clan du Tonnerre. Elle cache pourtant un terrible secret...Un inédit numérique à dévorer après la lecture du cycle III de La guerre des Clans.

Feuille de Lune est une excellente guérisseuse, fiable et dévouée à son clan. Elle porte pourtant un lourd secret. Par le passé, elle a failli à son devoir. Cette faute aura de terribles conséquences pour elle... et pour tous les clans du lac.

 

Une histoire dure et douloureuse, celle d'une décision qu'aucune mère ne devrait avoir à prendre, et qui permet de mieux comprendre ce qui se passe par la suite pour nos chats préférés. A lire absolument !

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22 avril 2018

Semaine du 16 au 22 avril 2018

 

Consigne des Impromptus Littéraires : cinq éléments incontournables pour un texte :

 

— un personnage : un jardinier amoureux.

 

— un lieu : au milieu du boulevard.

 

— un objet : un rouge à lèvres.

 

— un moment : avant la naissance de Gilles.

 

— un problème ou une anomalie : le linge qui séchait dehors a disparu.

 

 

Défi risqué

Elwyn haussa un sourcil dubitatif en découvrant la liste que lui tendait une Morgane malicieuse.

— Tu crois que tu vas y arriver ? le provoqua la sorcière.

— Je gagne quoi, si je réussis ?

— Une soirée que tu n’oublieras pas.

L’expression du loup-garou se fit méfiante.

— Pourquoi ai-je la sensation d’un piège… ?

La sorcière arbora un air innocent tout en battant des cils.

— Comment ? Un de Chânais refuserait un défi ? Le monde s’est-il mis à tourner à l’envers ?

Piqué au vif, et tout en sachant qu’il commettait une énorme erreur, Elwyn entreprit d’improviser un poème à partir des éléments imposés par sa belle.

 

L’histoire pourrait être mièvre,

Puisqu’elle commence avec un rouge à lèvres

Trouvé par un jardinier amoureux

Un jour pluvieux,

Au milieu du boulevard.

Ça aurait pu être un jour de cafard,

Mais c’était un jour tranquille,

Avant la naissance de Gilles.

Un jour qui s’acheva sur un mystère impromptu

Lorsqu’une voix cria :

— Le linge qui séchait dehors a disparu !

Jamais il ne reparut

Et tout le monde l’oublia

Lorsque le jardinier se maria

Avec sa belle retrouvée

Grâce au rouge à lèvres abandonné.

 

— Voilà ! clama le loup-garou en reposant la feuille. Tu as ton poème, et moi, j’ai quoi ?

Un sourire mutin illumina le visage de Morgane. Elwyn se tendit, à présent tout à fait certain d’avoir commis une des plus grosses erreurs de sa vie. Il insista pourtant.

— Alors ? J’ai gagné quoi ?

Et elle le lui dit…

 

Défi risqué

 

21 avril 2018

Défi 503 du samedi 14 avril 2018

Consigne des Défis du Samedi : allez, tous dans le bain ! « Jacuzzi ».

Défi 503 du samedi 14 avril 2018

 

Vie à deux

 

Un sourire attendri se dessina sur le visage de Liam. Debout dans l’encadrement de la porte du bureau de Clément, il regardait son amant taper avec frénésie sur son ordinateur. Ses cheveux ébouriffés partaient dans tous les sens, et le café à ses côtés était probablement froid, tout aussi oublié que le demi-sandwich à ses côtés. Le mécanicien secoua la tête avec indulgence. Son Clément… Toujours le même… Les années passaient, mais lorsqu’il plongeait dans l’écriture, le monde pouvait s’écrouler autour de lui sans qu’il s’en aperçoive.

Tout doucement, Liam entra dans la pièce, se saisit de la tasse et de l’assiette et se retira sans que Clément s’aperçoive de sa fugitive présence. Il jeta le reste de café et le sandwich qui traînait depuis Dieu savait quand, avant de se mettre au fourneau afin de préparer un vrai repas. Avec le temps, le mécanicien avait fini par développer toutes sortes de stratégies pour assurer au moins un repas correct par jour à son artiste distrait.

Liam rectifia une dernière fois son assaisonnement, puis laissa mijoter le dîner avant de gagner le jardin. Il alluma les lumières tamisées qui entouraient le jacuzzi avant de retirer ses vêtements. Un passage rapide sous la douche proche pour se débarrasser de la sueur d’une journée de travail, puis il se glissa dans l’eau bouillonnante. Le mécanicien ferma les yeux en soupirant d’aise tandis que ses muscles se dénouaient un à un sous la chaleur. Il but une gorgée du verre de vin qu’il avait posé sur le rebord et se laissa aller aux plus douces rêveries, dans lesquelles Clément tenait bien entendu le rôle principal.

 

***

 

Ce fut une délicieuse odeur de nourriture qui finit par tirer Clément de son monde imaginaire. Ou plus exactement, les gargouillis de son estomac, qui protesta bruyamment d’être négligé depuis trop longtemps. L’écrivain jeta un coup d’œil à l’heure inscrite sur son ordinateur, et ouvrit de grands yeux.

— Je ne pensais pas qu’il était si tard, marmonna-t-il en passant une fois de plus la main dans ses épis emmêlés. Oh, mon Dieu, Liam… !

Clément repoussa brusquement sa chaise, oubliant même de sauvegarder son travail, et se précipita à la cuisine. Il connut un instant de panique en la trouvant vide, jusqu’à ce qu’il aperçoive les lumières dans le jardin. Il sortit si précipitamment qu’il dérapa sur les dalles avant de s’immobiliser et de se remplir l’esprit du spectacle de l’homme magnifique alangui dans le jacuzzi. Les remous lui cachaient en partie le corps de son amant, mais il connaissait si bien l’anatomie de ce dernier qu’il pouvait dessiner la moindre de ses courbes de mémoire.

— Pourquoi ne m’as-tu pas dit que tu étais rentré ? lança Clément en s’approchant.

Le rire grave de Liam le fit frissonner.

— Jamais je ne dérangerais mon petit écrivain quand il travaille. Je m’en voudrais de me faire perdre ton inspiration.

— Tu passes avant tout !

Une expression rieuse se peignit sur les traits de Liam.

— Quelque chose me dit que tu as encore oublié de sauvegarder ton travail avant de venir…

— Je t’ai dit que tu passais avant tout.

— Heureusement que j’ai installé une sauvegarde automatique sur ton ordinateur, mon ange. Je ne risque pas de me sauver, au contraire de ton travail.

Clément eut une grimace au souvenir de ses nombreux déboires avec son ordinateur, heureusement toujours rattrapés par Liam, qui avait beaucoup mieux négocié le virage informatique que lui.

— Allez, mon ange, sors tous ces soucis de ta jolie petite tête et rejoins-moi. Le dîner peut mijoter encore un peu, et je prendrais volontiers un apéritif.

Clément s’empourpra devant ce que sous-entendait son compagnon, qui se sentit fondre une fois de plus. Malgré le temps, et malgré leurs nombreuses années de vie commune, une part de l’étudiant timide qu’il avait rencontré en ce jour de février existait toujours en son amant, ainsi que le lui prouva son air un peu affolé lorsqu’il reprit :

— Viens donc me rejoindre, mon délicieux petit apéritif.

— Mais si quelqu’un nous voit… protesta timidement Clément.

Liam éclata de rire.

— Mon ange, nous sommes à l’arrière d’une propriété protégée par de grands murs, et il fait nuit. Personne ne peut nous voir. Allez, retire-moi ces habits et amène ton joli cul par ici.

L’écrivain devint rouge brique, comme chaque fois que Liam usait d’un tel parler avec lui, qui le mettait mal à l’aise tout en lui l’excitant plus qu’il ne voulait se l’avouer. Le mécanicien le savait, bien sûr, et se plaisait à le taquiner gentiment dès qu’il en avait l’occasion.

— Je t’attends, mon ange, insista Liam. Si je dois venir te chercher, tu risques de le regretter.

Clément se mordit la lèvre inférieure, puis entreprit de se dévêtir à grands gestes maladroits avant de rejoindre Liam dans l’eau bouillonnante.

— C’est bien, mon ange, ronronna le mécanicien en l’attirant dans ses bras.

Son amant se lova contre son torse aux muscles durs, appréciant comme toujours l’étreinte virile qui le faisait se sentir choyé et protégé.

— Je t’aime, murmura Liam au creux de son oreille. Tu m’as terriblement manqué, aujourd’hui.

— Toi aussi, tu m’as manqué.

— Ooooh, tu as donc trouvé le temps de penser à moi au milieu de tes mondes imaginaires… ?

— Je pense toujours à toi ! protesta Clément, vexé, en se tortillant pour se dégager.

— Je plaisantais, mon ange, rit Liam en resserrant son étreinte. Laisse-moi me faire pardonner.

Sans prévenir, le mécanicien saisit leurs deux érections dans sa main, les collant l’une contre l’autre. Clément gémit et s’abandonna au plaisir de la sensuelle caresse. Liam le connaissait si bien… Il savait comment le faire trembler et supplier, mais aussi comment lui procurer les délices les plus inimaginables.

La jouissance les emporta au même instant. Le souffle court, Clément reprit sa place au creux des bras de Liam, qui l’enveloppa de son étreinte. Ils restèrent un moment l’un contre l’autre, puis le mécanicien embrassa la tempe de son compagnon, un sourire au coin des lèvres.

— Allons manger. J’entends ton pauvre estomac gargouiller jusqu’ici. Tu l’as encore négligé, aujourd’hui ! Si je n’étais pas là pour veiller sur toi, tu te laisserais dépérir.

— Alors, heureusement que tu es là, n’est-ce pas ?

Vie à deux

Posté par Ysaline Fearfaol à 00:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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