En cours de lecture...

27 juillet 2017

Service presse du Boudoir Ecarlate : broken souls tome 2 : Calame (Céline Etcheberry)

Broken souls tome 2 : Calame (Céline Etcheberry)

Dans un monde brisé où errent les âmes perdues, les survivants dissimulent de monstrueux secrets...

Désavoué par les hautes instances des Rabatteurs depuis sa mission difficile sur l’île, Calame est de nouveau mis à l’épreuve : il est contraint de prendre sous son aile un petit nouveau.
Mais Ancile n’est pas vraiment un inconnu. Calame et lui partagent un lourd passé. Comment Calame gèrera-t-il ces retrouvailles forcées, dans la tourmente d'une mission périlleuse qui leur révélera le véritable destin des âmes perdues ?Pris au piège de secrets qui le dépassent, il va s’apercevoir qu’il ne peut compter que sur une seule personne... Petrichor. Une fois encore, ils devront faire équipe et surmonter leurs différences, seuls face au reste du monde.

 

Lecture en apnée...

Ouf, quel tome... Pour reprendre ma comparaison sur le tome 1, on est ici davantage dans Supernatural que Ghost whisperer, en particulier avec cette prison abandonnée où il se passe des choses vraiment, vraiment très étranges. D'ailleurs, le lecteur ne tarde pas à comprendre que la distinction Sillonneurs-Rabatteurs n'est pas si tranchée que cela, et dès le début, d'innombrables questions se posent. Du coup, lâcher la lecture est totalement impossible, car on veut savoir !
Cette fois, l'histoire est du point de vue de Calame, sur qui on en apprend plus, et ces découvertes rendent le personnage encore plus attachant. On découvre aussi Anton, alias Ancile, un personnage dont il est difficile de savoir quoi penser, tant il se montre à la fois agaçant et craquant. Pas exactement l'archétype du bad boy, mais pas bien loin quand même... J'ai hésité un looooooong moment (en fait, tout le livre...) avant de décider si j'avais envie de lui en coller une ou de lui offrir un café, et je ne suis pas encore très sûre de ma réponse...
Calame et Petrichor vont donc encore se retrouver à enquêter ensemble, sur une affaire qui va vite les dépasser, tant chaque découvert semble contredire la précédente. Et puis bien sûr, le jeu de séduction continue entre eux, doux et romantique, à coups de gestes à peine esquissés, et là aussi, on veut savoir jusqu'où ils vont aller (et non, je ne vous le dirai pas !).
Comme tout livre qu'on aime, on veut à la fois connaître la fin et ne pas quitter les héros, mais arrive un moment où se dessinent les derniers chapitres, et là, oh là là, que de surprises !! L'une d'elle en particulier... Celle-là, je ne m'y attendais pas le moins du monde ! Là où l'intrigue aurait pu tourner en rond ou s'achever sur des platitudes, on est tenu en haleine jusqu'au tout dernier mot, dans un univers qui fait froid dans le dos (j'avoue clairement que je n'aimerais pas y vivre !). Pour la petite histoire, j'ai adoré les références de l'auteur en matière de films et séries TV ; nous avons visiblement les mêmes.
En conclusion, l'impression que m'avait donné le tome 1 se confirme : en matière de MM paranormale, une série qui restera dans mon top 5.

Posté par Ysaline Fearfaol à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


26 juillet 2017

Le Collier d'or tome 1 : le choix (Grace R. Duncan)

Le Collier d'or tome 1 : le choix (Grace R. Duncan)

Pour Teman, gitan né au XIème siècle, la liberté vaut plus que tout. Avec Jasim, son meilleur ami, ils monnaient leurs services en tant que voleurs – jusqu’à cette nuit où ils se font prendre, et qui signe la fin de leur précieuse liberté. On leur propose de choisir entre le cachot et l’esclavage sexuel au palais ; ils deviennent esclaves, mais Teman jure de s’échapper.

Bathasar n’a aucune envie de monter sur le trône. Il préférerait que son frère devienne malik à sa place, ce qui convient parfaitement à leur sadique de père, Mukesh. Lorsque Teman, le bel esclave qu’il a observé en secret, lui sauve la vie, Bathasar a pour la première fois recours aux services d’un esclave. Bathasar et Teman ne tardent guère à tomber amoureux, mais leur bonheur est loin d’être idyllique. Un jour, Mukesh brutalise Teman devant la cour et s’attire les foudres de l’impératrice d’un pays voisin. Afin de l’apaiser, il lui offre Jasim en cadeau, et Teman décide de courir le risque de rester aux côtés de Bathasar.

Le calme est de courte durée. Mukesh projette d’envahir le pays d’adoption de Jasim, et Bathasar doit trouver un moyen d’empêcher la catastrophe. Mais s’il y parvient, il devra monter sur le trône et disposera alors du droit de libérer Teman, qui le quittera sans doute… Quel autre choix pourrait faire un gitan ?

 

C’est le type même du genre de livre qu’on aime ou qu’on déteste… Alors oui, il est hot, très hot, et constitué surtout de scènes de sexe BDSM, ce qui n’empêche pas l’éclosion de plusieurs histoires d’amour, dont bien sûr celle de Teman et Bathasar (d’ailleurs, puisqu’il s’agit d’un tome 1, je me demande qui est au programme du tome 2… ?). Mais il y a aussi une histoire de fond, avec manigances politiques et complots. Alors oui, on pourrait dire que les personnages sont un peu trop lisses et trop gentillets, que Teman cède trop vite, à la fois à son conditionnement et à ses penchants (qu’il découvre), mais d’un autre côté, quand dans un résumé on me parle d’esclaves sexuels, ce que j’ai lu est exactement ce que j’avais envie de lire, et tant pis si certaines scènes sont répétitives (par contre, elles sont toutes à lire dans un congélateur, ou dehors en plein hiver, et pas en période de canicule comme je l’ai fait…). La description du conditionnement des esclaves est un moment particulièrement intéressant du livre, tout comme le sont la rencontre de Teman esclave et de sa famille, et le choix fait par ce dernier à la fin du livre entre l’esclavage et la liberté (un choix par si facile qu’il n’y paraît…). Les personnages dits secondaires ne le sont pas tant que ça, et j’avoue que j’aimerais beaucoup retrouver Darius, Nadir et Cyrus… Mention particulière pour Kaya, la mère de Teman, une femme qui a la tête sur les épaules, et pour l’impératrice Jielan, qui n’a pas froid aux yeux !!

PS : je trouve la couverture sublime.

Posté par Ysaline Fearfaol à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 juillet 2017

Lord John Grey tome 2 : la Confrérie de l'Epée (Diana Gabaldon)

Lord John Grey tome 2 la Confrérie de l'Epée (Diana Gabaldon)

La Confrérie de l'épée marque le retour de lord John Grey, gentleman et homme d'épée émérite, et de James Fraser, highlander, tous deux présents dans la célèbre saga " Le Cercle de pierre ".

1758. Lord John Grey est victime d'un infâme chantage. Un inconnu menace de raviver un douloureux scandale en rendant publiques des pages du journal intime de son défunt père, le duc de Pardloe.

Dix-sept ans auparavant, celui-ci s'est suicidé, accusé d'avoir participé à un complot jacobite. Alors qu'il est envoyé combattre eux côtés des Prussiens sur le front rhénan et qu'il est pris dans les rets d'une sulfureuse liaison, lord John Grey doit débrouiller l'écheveau du passé tout en affrontant les démons du présent. Des champs de bataille aux salons mondains londoniens, le jeune homme part en quête de vérité.

La clef du mystère se trouve peut-être entre les mains de James Fraser, prisonnier jacobite qui confronte lord John Grey au choix ultime : sauver son honneur ou sa propre vie.

 

Encore un Diana Gabaldon dont je sors bouleversée... Mon Dieu, c'est parfois si difficile de lire lorsque l'écriture d'un auteur est aussi intense !! Surtout que dans ce tome, on retrouve Jamie, dont les relations avec John sont pour le moins tendues, et même si je comprends l'attitude de Jamie, que d'un côté je l'excuse en raison de ce qu'il a subi, d'un autre, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir pour son intolérance vis-à-vis des homosexuels. Certes, à l'époque, elle était de mise, et Jamie a toutes les raisons du monde de ne pas accepter l'homosexualité, c'est plus fort que moi, quelque part, je lui en veux.

C'est d'ailleurs l'homosexualité à cette époque qui pour moi est au centre de ce livre, au-delà de la quête de Lord John pour rendre son honneur à son père. Son histoire avec Percy m'a profondément touchée. Ils ont pris tant de risques, c'était si difficile, surtout pour des officiers... Pire que tout, c'est qu'en fait, des relations homosexuelles avaient bel et bien cours dans les armées, tout le monde le savait et feignait de l'ignorer.

Le tout était de ne pas se faire prendre...

La fin m'a laissé un goût d'amertume (ben oui, on n'est pas dans une romance non plus !), pourtant, elle était logique. Dans une romance, John aurait sans doute écouté les explications de Percy, mais nous sommes dans un roman historique, et son comportement a été conforme à la réalité.

Sinon, j'ai énormément apprécié que Diana Gabaldon aille plus loin dans les scènes d'amour entre les deux hommes. Petite note piquante : tout à la fin du livre, après les remerciements, elle indique avoir fait un sondage auprès de son lectorat, et 82% des personnes interrogées auraient aimé qu'elle donne plus de détails sur les scènes de sexe.

Quand je disais qu'elle a l'étoffe pour écrire des romances historiques MM !!

Posté par Ysaline Fearfaol à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 juillet 2017

La septième trompette (Peter Tremayne)

La septième trompette (Peter Tremayne)

Sœur Fidelma et son époux frère Eadulf sont confrontés à une rébellion, menée par un abbé fanatique, qui menace l'équilibre politique des cinq royaumes.

Irlande, 670. Quand le corps d'un jeune noble assassiné est découvert non loin de Cashel, le roi fait appel à sa sœur Fidelma et à son époux frère Eadulf pour mener l'enquête. Le seul indice pour découvrir l'identité de cet aristocrate est un emblème du royaume de Laigin voisin, accroché à sa cape. Le meurtre serait-il lié aux émeutes qui se sont déclarées dans l'ouest de Muman ? La rébellion est menée par un personnage fanatique clamant qu'il a été chargé par " le septième ange " de purifier le royaume des infidèles ayant défiguré la foi. Fidelma et Eadulf se retrouvent bientôt au cœur d'intrigues inextricables. Les batailles et les morts se multiplient.
Quels mystères relient le jeune noble, un prêtre alcoolique assassiné, et un abbé menaçant qui a transformé son abbaye en forteresse militaire ? Quand Fidelma de Cashel est victime d'un enlèvement, c'est à Eadulf qu'il revient de la sauver d'une mort imminente, afin de démasquer les membres d'un complot mettant la paix des cinq royaumes en danger.

 

Une enquête particulièrement prenante, aux rebondissements multiples, et dont la fin, je l'avoue, m'a attristée. Certes, on n'a pas dans une romance, mais j'aurais aimé que l'un (et je dis bien l'un...) des membres du complot soit autre... Cependant, nous ne sommes pas dans une romance, justement, et au-delà de cette petite déception de mon coeur de midinette, le reste de l'histoire est haletant à souhait. Attention, accrochez-vous bien !!

Posté par Ysaline Fearfaol à 20:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

23 juillet 2017

Semaine du 17 au 23 juillet 2017

Consigne des Impromptus Littéraires : nous vous convions à écrire un texte qui soit « Un vrai festival » (sur le fond ou la forme).

 

Les de Chânais dans la Grande Guerre épisode 3

C’est un vrai festival d’obus, grommela mentalement Aymeric en s’aplatissant contre la paroi de la tranchée.

Tu peux le dire, approuva Kerwan. De quoi rendre les hommes fous.

Et les loups-garous encore plus.

Depuis combien d’heures et même de jours les bombes tombaient-elles, à présent ? Même eux avaient fini par perdre la notion du temps. Que ce soit du côté français ou allemand, les hommes ne dormaient plus. Fermer l’œil était impossible avec le vacarme des tirs et le sifflement des obus. La situation était pire encore pour les loups-garous et leur ouïe hypersensible. Si Duncan avait pu protéger les siens grâce à un sortilège, il n’en était pas de même des autres loups-garous présents sur le front.

 

Identifier tous les membres de leur espèce était loin d’être une sinécure, surtout s’ils se trouvaient dans les tranchées opposées…

 

Aymeric ferma les yeux lorsqu’un nouveau cri de douleur lui parvint par-dessus le bruit de la mitraille. Le soldat blessé sanglotait depuis si longtemps…

Je ne peux pas le laisser agoniser comme ça… murmura le lieutenant de la meute. Ce n’est qu’un gosse.

Ce sont tous des gosses, par rapport à nous.

Mais lui, c’est aussi un gosse par rapport aux autres. Écoute-le appeler sa mère. Il n’y a que les enfants pour appeler de cette façon. Tu sais comme moi que sur les champs de bataille de notre époque, nous l’aurions achevé.

Kerwan serra les mâchoires. Aymeric avait raison, et il le savait.

Quelquefois, je me dis que nos époques étaient plus civilisées que celle-ci.

Moi aussi. Viens, allons faire notre travail.

L’ancien second acquiesça d’un bref signe de tête. Il fallait que ce soit fait.

 

Dans le plus grand silence, les deux loups-garous rampèrent hors de la tranchée.

 

Le jeune soldat pleurait. La douleur qui lui ravageait le corps semblait ne pas avoir de fin. Il priait pour que tout s’arrête enfin, mais Dieu semblait sourd à ses suppliques. Pourtant, il avait mal, tellement mal… L’explosion d’un obus lui avait permis de voir que ses jambes n’étaient plus que de la bouillie sanglante. Il avait hurlé de peur autant que de souffrance devant ses chairs écrasées et ses os brisés et éclatés. Désespérément, il avait voulu fuir cette vision d’horreur, griffant la boue qui l’entourait de ses mains, jusqu’à ce que le bout de ses doigts ne soit plus qu’une pulpe sanglante, mais il n’avait réussi qu’à aggraver ses blessures.

— Mon Dieu, faites que tout s’arrête, faites que tout s’arrête, faites que tout s’arrête…

La mort serait une telle délivrance…

 

Le garçon sursauta lorsqu’une main essuya les larmes qui coulaient sur ses joues sales. Une nouvelle explosion lui permit de distinguer les deux hommes étendus à ses côtés, des hommes beaux et forts qui le regardaient avec compassion, et dont émanait une chaleur qui réchauffait son corps gelé. Il leva difficilement la main pour saisir celle de l’homme situé à sa gauche et murmura :

— Je vous en supplie… Faites que tout s’arrête…

— Nous sommes là pour ça, mon garçon. Ce sera bientôt fini.

La voix de Kerwan était douce et rassurante. Il captura le regard du jeune homme tandis que, de l’autre côté, Aymeric dégainait discrètement la miséricorde[1] qui ne l’avait pas quitté depuis qu’il avait été adoubé chevalier, bien des siècles plus tôt. Il avait vu assez de blessures au cours de sa vie pour savoir que celles du garçon étaient mortelles, et que prolonger son agonie ne ferait que lui faire endurer de terribles souffrances pour rien.

 

Alors, comme il l’avait fait tant de fois auparavant, il se servit de la lame effilée pour lui dispenser une mort douce et rapide, tandis que Kerwan continuait à lui parler pour lui assurer qu’il n’était pas seul. Le lieutenant de la meute ferma les yeux tandis que le dernier souffle de vie quittait le blessé. Il détestait devoir abréger la vie d’hommes si jeunes, et surtout, il détestait d’être contraint de le faire pour une raison aussi stupide qu’une guerre. Les loups-garous, eux, au moins, réglaient leurs problèmes avec un duel d’Alpha à Alpha, ou de meute à meute, mais n’impliquaient pas des milliers de personnes dans leurs conflits. Mais la folie des hommes les avait contraints à s’impliquer d’une manière qu’ils n’avaient pas prévue, et pourtant, jour après jour, ils s’acquittaient de la terrible tâche devenue la leur, offrant l’oubli à ceux que rien ne pouvait plus sauver.

 

C’était leur rôle au sein de la meute.

 

En Avalon, on les appelait les Exécuteurs…



[1] La miséricorde est une dague à lame large, dont les chevaliers se servaient pour achever leurs adversaires blessés entre le XIVe siècle et jusqu’au XVe siècle, et peut-être même plus tôt. Deux hypothèses existent sur le nom de cette arme, la première voulant qu’on accorde miséricorde au blessé en l’achevant, l’autre voulant que le blessé réclame « quartier et miséricorde » pour lui à la vue de l’arme (note de l’auteur)

Les de Chânais dans la Grande Guerre épisode 3