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18 février 2019

Service presse de NetGalley : la prisonnière de la mer (Elisa Sebbel)

La prisonnière de la mer (Elisa Sebbel)

1809, une île déserte, 5000 hommes, 21 femmes Le destin bouleversant d’Héloïse.
 
1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu’ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l’îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d’eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu’il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l’insouciance et la légèreté de la jeune femme.
Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l’armée, se prend d’affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s’accumulent, l’espoir s’amenuise, et Héloïse ne songe qu’à se libérer enfin de cet enfer – jusqu’à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.
À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l’amour est une captivité volontaire, la mer l’a déjà faite prisonnière…

 

Un livre très dur

 

Attention, c'est un livre très dur que vous allez ouvrir... L'auteur a su faire passer des émotions intenses, profondes, sans se complaire dans des détails sordides, en se mettant à la place d'une jeune femme de dix-huit ans plongée dans un enfer inimaginable. Héloïse fait de son mieux pour survivre, tout en se tenant à l'écart des hommes, afin de ne pas se retrouver dans la même situation que les autres femmes (21 femmes et 5 000 hommes ; vous imaginez ??), même si elle ne parviendra pas à sortir tout à fait indemne de cette promiscuité.

Sans parler des choix qu'elle devra faire, entre raison et sentiments, et qui, dans un cas comme dans l'autre, marqueront son âme de manière indélébile.

Au-delà de l'histoire, tragique, injuste, et qui tire des larmes, j'ai apprécié le ton de l'auteur : pas de complaisance, pas de misérabilisme, pas de voyeurisme, mais une grande pudeur pour décrire la faim (qui conduit aux comportements les plus extrêmes, cependant, comme le dit si justement Héloïse, de quel droit celui qui n'a jamais connu l'enfer juge-t-il les autres ?), la soif, la maladie, le désespoir, les déchirures de l'âme. De la même manière, elle a su montrer à quel point le moindre éclat de bonheur peut redonner espoir, y compris aux plus désespérés, et aussi de quelle force est capable l'être humain pour ne pas sombrer dans la démence et la barbarie.

Il est impossible de sortir indemne de ce livre, impossible de croire que l'être humain peut être assez cruel pour abandonner ses semblables dans un cauchemar comme Cabrera, et pourtant...

Il l'a fait, le fait toujours et hélas, le fera encore...

#LaPrisonnièreDeLaMer

#NetGalleyFrance

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17 février 2019

Semaine du 4 au 10 février 2019

Consigne des Impromptus Littéraires : vous avez vécu la vie de château, d’accord ! Mais on ne va pas en faire tout un fromage…

Eh bien si, justement.

Choisissez un fromage, un seul, et faites-le-nous déguster.

 

L'écomusée

 

Charles n’arrivait pas à y croire… Ces dingues de loups-garous lui en avaient fait voir de toutes les couleurs, mais ça, ça

Jamais, non, jamais il n’aurait un jour imaginé se retrouver dans une étable en train de traire – oui, traire ! — une foutue vache qui n’avait pas la moindre envie de se laisser faire, le tout sous la surveillance d’Aymeric, qui l’avait déjà prévenu qu’au moindre signe d’inconfort de l’horrible bête, il en payerait le prix. Alors, il s’appliquait, tâchant aussi d’oublier qu’il portait la tenue d’un paysan du début du XXe siècle : un pantalon en toile grossière, une blouse et des sabots garnis de paille. Des sabots, franchement… Lui qui avait porté les chaussures des plus grandes marques… Et cette paille qui le grattait abominablement… Il était sûr qu’elle était pleine de bestioles !

Mais que faire ? Sous l’impulsion d’Isadora, le duc de Chânais avait entrepris la construction d’un écomusée présentant les métiers d’autrefois, par des saynètes composées de mobilier d’époque et de personnages en cire, mais aussi – et surtout… – par des démonstrations réelles. Bien sûr, personne ne lui avait demandé son avis avant de le propulser « fromager »...

Tout le monde savait sans doute qu’il détestait le fromage, en particulier ceux avec des odeurs fortes.

Comme ce fichu Munster qu’il avait été chargé de fabriquer.

 

Voilà pourquoi il se retrouvait à traire une vache, sous les regards idiots de visiteurs non moins idiots, tandis qu’Yseult et Roderick[1] se chargeaient de leur expliquer la vie dans les fermes au début du XXe siècle. Il s’était déjà prêté à cet exercice la veille, et il le trouvait encore plus répugnant à présent qu’il devait recommencer.

Chargé de ses seaux, il se dirigea ensuite vers la cave dans laquelle il allait devoir préparer ce foutu fromage. Il connaissait le processus par cœur – tout au moins, en théorie – et priait pour que la mémoire ne lui fasse pas défaut.

Mélanger le lait de la traite du matin au lait écrémé de la traite d’hier. Réchauffer le lait à 32 °C précisément dans un chaudron en cuivre martelé. Ajouter la présure. Laisser reposer pendant une heure pour que le lait caille.

Charles se doutait bien qu’il n’aurait pas le loisir de se reposer durant cette heure… Ensuite, il lui faudrait sabrer la préparation, c’est-à-dire la trancher à l’aide d’un instrument spécial, formé de fins fils tendus à la verticale sur un cadre métallique, très encombrant, et très peu pratique à manier. Tout cela permettait de retirer le petit lait et de mettre le caillé dans un moule.

Et comme si cela ne suffisait pas, il lui faudrait ensuite retourner et saler plusieurs fois le caillé avant de le descendre en cave d’affinage, où lui-même devrait se rendre tous les deux jours pendant trois semaines pour le frotter à la main, jusqu’à ce que la croûte rouge orangé se forme. À la main ! Il allait devoir toucher ce… ce truc répugnant et puant !

Tricher n’était même pas envisageable. Ces maudits loups-garous le sauraient, et il n’osait pas songer au prix qu’il aurait à payer…

Il ne lui restait plus qu’à courber l’échine.

Une fois de plus.

 

Jusqu’au jour où il trouverait le moyen d’échapper à sa servitude, et ce jour-là, il leur ferait payer au centuple toutes les avanies subies…



[1] Roderick est né en 1894

L'écomusée

16 février 2019

Défi 544 du samedi 26 janvier 2019

Consigne des Défis du Samedi : « Quorum ». Espérons qu’on y arrivera !

Défi 544 du samedi 26 janvier 2019

 

Les qualités d'un acteur

 

Qualités d’un acteur :

User les planches de sa sueur

Optimiser son dur labeur

Rationaliser ses heures

Utiliser chaque once…

Merde, Aymeric, le lac est gelé !

 

— Chuuuut… L’œil d’Avalon te regarde…

 

 Eh oui, même en Avalon, le poète de la meute n’échappe pas à Aymeric, surtout lorsque ledit poète se met en tête de déclamer au bord d’un lac enneigé et en partie gelé, ce qui lui donne l’étrange apparence d’un œil bleu, aux bords de glace et au centre d’eau libre.

 

Les qualités d'un acteur

 

15 février 2019

Les enquêtes de Setna tome 4 : le duel des mages (Christian Jacq)

Les enquêtes de Setna tome 4 le duel des mages (Christian Jacq)

Le prince Setna et le mage noir, ou l’ultime face à face...

Le prince Setna est sur le point de retrouver sa fiancée Sékhet, qui se cache dans Memphis pour échapper aux tueurs. Mais le mage noir, Kékou, réussit à le devancer. Il kidnappe la jeune femme afin de s’emparer de son âme. Cet odieux stratagème est le seul qui lui permettrait d’actionner les pouvoirs du vase d’Osiris et d’en faire une arme de destruction.

Setna doit faire vite pour sauver son grand amour. Accompagné de ses fidèles complices, il se lance dans une terrible bataille contre le Mal.

Parviendra-t-il à déjouer les pièges maléfiques de Kékou ? Réussira-t-il à défaire l’infâme complot que ce dernier ourdit à l’encontre de Ramsès II ? Retrouvera-t-il enfin le vase d’Osiris ?

 

Un tome dominé par la magie, et par les incessantes fuites de Kékou, aussi glissant qu'une anguille, au point que l'on commence à se demander si Setna et Sekhet vont réussir à la vaincre. Bien sûr, il ne faut pas oublier tout ceux qui les aide, en particulier Vent du Nord, Geb et Douty, qui montrent plus d'intelligence que certains des humains présentés dans cette série !!

Alors c'est vrai, c'est une lecture facile, bien loin du juge d'Egypte, par exemple, mais parfois, ça fait du bien de se laisser aller à une lecture sans prise de tête. J'ai apprécié les nombreux dessins qui parsèment les 4 tomes, et qui représentent soit des pratiques magiques, soit des scènes de vie de l'Egypte antique.

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14 février 2019

Le jeune mâle et le militaire (Stephen Lapointe)

Le jeune mâle et le militaire (Stephen Lapointe)

Le commandant Denis se retrouve totalement à la dérive lorsque pendant sa permission il se retrouve dans un club gay. Le seul club en ville...

Il croise alors le petit frère de son meilleur ami. Quentin est un beau jeune homme de 23 ans qui souhaite s’amuser avec d’autres hommes… et ne s’attendait pas non plus tomber sur Denis, plus vieux que lui et.. marié.

Denis est partagé entre rentrer à la base ou rester un peu plus dans ce club pour s’amuser… après tout il connaît Quentin... mais le jeune homme a jeté son dévolu sur Denis, son militaire baraqué préféré !

Denis se laissera-t-il aller ? Visiteront-ils tous les recoins du club ? Quentin aura-t-il les bons “arguments” pour séduire le beau militaire ?

 

Comme promis, c'est très hot (ne pas chercher de scénario, hein, c'est du sexe pour du sexe), pas mal écrit, au point même qu'on aurait bien aimé voir le retour de Denis à la caserne et la manière dont il allait exploiter ses découvertes sur lui-même.

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